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La demande dépasserait l’offre : Le poulet franchit la barre des 350 Da/kg

Ce qui est était redoutait parles consommateurs est arrivé, le prix du poulet, seule viande à sa portée, a flambé pour atteindre les 370 Da le Kilo. Ainsi, du jour au lendemain, la viande blanche, tant convoité par les consommateurs aux faibles revenus, prend son envol pour devenir, elle aussi, hors de portée. Sans explication ou introduction, cette hausse soudaine avait choqué les citoyens. En effet, il y a quelques jours, le poulet était cédé à 200 Da le Kilo, au marché d’El Hamri. Au niveau du même souk, le poulet a franchi la barre des 350 Da le Kilo. Cette hausse est expliquée par le vendeurs de détail par l’augmentation de la demande qui s’est accentuée tandis que la production aurait connu une baisse significative. Ainsi, le prix du poulet se soumettant à la fameuse règle de l’offre et de la demande se voit, par voix de conséquence, lui aussi indésiré. « Cette hausse a fait baissé notre chiffre d’affaire. D’habitude, toute les quantités exposées étaient écoulées avant 15h00. Suite à l’augmentation du prix qu’a connu le poulet, nous tardons à baisser le rideau », explique un détaillant qui constate le manque de flux. Au niveau des autres marchés, la tendance est la même si ce n’est pire. A Maraval, le poulet est boudé car le prix n’est plus attractif comme ce fut le cas, il y a quelques jours.
A Es-Sabbah, les consommateurs se disent étonnés et surpris car ils se réveillent, sans être, avertis, sur une hausse qui dépasse la raison. Et pourtant, il n’y a pas de motif valable pour expliquer cette hausse si ce n’est que nous sommes à l’approche de la fête de l’Aïd. Ceci dit, les détaillant imputent cette augmentation à d’autres facteurs qui n’ont rien avoir avec l’avènement de l’Aïd comme l’explique un détaillant: « La fête de l’Aïd n’est pas pour demain. Il reste encore quelques jours à jeûner. Nous espérons que le prix chez les grossistes repasse à la baisse pour permettre aussi bien aux détaillants que les consommateurs de retrouver leur compte ». Enfin, il est utile de signaler que la mercuriale des fruits et des légumes demeure stable et plutôt abordable. En effet, les prix des tomates et la pomme de terre n’ont pas connu de hausse alors que l’ail commence à fléchir. Cette situation risque de changer du jour au lendemain, et ce, selon les variables liées à la crise sanitaire que vit le pays.

À propos Islam Rayan

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