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Les subsahariens envahissent le nouveau pôle urbain Ahmed Zabana : Les résidents refusent leur présence

Etant encore en chantier, le nouveau pôle urbain Ahmed Zabana, attire la main-d’oeuvre aussi bien locale que subsaharienne. Mais, avec le confinement et les mesures barrages dictées par une série de mesures entreprises par les hauts responsables de l’Etat, les immigrés ne sont pas sollicités comme ils étaient avant, et ce, à cause de la baisse de cadence de certains chantiers dans lesquels les ouvriers ont été sommés d’observer un temps d’arrêt. Malgré cela, les subsahariens, prêts à tous pour être recrutés dans les chantiers encore en exercice, se regroupent en nombre, constituant des groupes et prennent quartier général au niveau d’un coin d’un ilot habité, juste à l’entrée de la cité. Ces rassemblements ont, apparemment, inquiété les résidents qui se disent contre tout scène de regroupement que ce soit de main-d’oeuvre algérienne ou étrangère. Particulièrement, ce sont les habitants des premiers étages qui sont les premiers à dénoncer ces regroupements quotidiens, étant donné qu’ils subissent les affres des nuisances occultées par les subsahariens. Cela sans évoquer un aspect important pour les Algériens, à savoir celui de préserver les distances du point de vue de respect du voisinage. A vrai dire, vu les circonstances, les migrants clandestins ne peuvent désormais se déplacer sans crainte d’être arrêtés, en raison des mesures de confinement, c’est pour cela qu’ils ont élit ce coin au niveau du nouveau pôle urbain comme un quartier général pour être mieux repérés par les solliciteurs de main-d’oeuvre. Avec les mesures de confinement prises par les autorités, les subsahariens installés à Oran, ont perdu leurs sources de revenus et sont particulièrement vulnérables face à la progression de l’épidémie, et c’est cela précisément qui inquiète les résidents, qui n’admettent pas que leur ilot devient un lieu de regroupement et également une source d’éventuelle contamination. « Il est vrai que la plupart des ressortissants subsahariens, vivant de petits boulots journaliers et de débrouille, ont aujourd’hui perdu leurs sources de revenus et souffrent tout comme les Algériens des incommodités du confinement, mais s’ils doivent chercher du boulot, ils n’ont qu’à s’organiser de manière à ne susciter ni l’indignation ni même la colère des résidents », affirme un habitant logé au premier étage. Et d’ajouter : « Nous aussi, nous avons tout le droit de vivre dans le calme et la tranquillité souhaités ». Enfin, il est utile de rappeler que la décision des subsahariens d’élire ce coin comme lieu de regroupement n’est pas fortuite car ils sont loin des regards des autorités sécuritaires de la wilaya qui rarement viennent pour vérifier le secteur.

À propos Islam Rayan

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