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Cancer du Sein : Pour un diagnostic précoce

La radiothérapie occupe une place prépondérante dans le traitement du cancer du sein, selon le Dr Mostefai Madjdoub Sakina, maître-assistante à l’hôpital de Blida. Le cancer sévit et a déjà endeuillé beaucoup de famille algériennes et dont ses victimes s’élèvent actuellement à 4.000 femmes atteintes. L’urgence serait de recourir à la radiothérapie comme solution pour les cancéreuses. Cette technique occupe, selon elle, une place importante dans le cancer du sein. Elle est post-opératoire et intervient après avoir pratiqué une « tumeurchtomie ». Elle intervient par cicatrisation complète après un traitement d’une durée de 4 à 6 semaines. Selon Mme Medjoub, elle se pratique à titre extérieur pour la malade ou le malade parce que même les hommes sont exposés au cancer du sein. Elle est aussi pratiquée après chirurgie et cicatrisation soit sur le sein malade ou sur la partie cicatrisée du sein ou carrément par ablation du sein. La maître-assistante nous explique son efficacité pour lever toute ambiguïté, en nous signalant que la radiothérapie intervient sur les seins et les ganglions dont l’objectif serait de stériliser les micro-foyers qui existent au niveau du sein. Elle joue un rôle primordial dans la récidive, après ablation du sein. Elle conseille aux femmes, atteintes du cancer du sein, d’éviter de porter du lourd, de se faire piquer par une aiguille, d’éviter d’être touchée par l’huile lors de la friture et enfin d’éviter les piqûres d’insectes. Elle recommande notamment le recours à la rééducation car, selon notre interlocutrice, l’évolution de la radiothérapie, grâce aux nouvelles techniques, peut améliorer le sein par le rendre plus souple et malléable. Lors de la journée de sensibilisation « pour un diagnostic précoce », à propos du cancer du sein, organisée, hier, à l’Hôtel Riadh à Sidi Fredj, par l’Association El Fedjr, le Professeur Boubrit nous a fait savoir également, en marge, que le dépistage est plus une condition sine qua non à partir de 40 ans, en Algérie car cette catégorie de 40 à 50 ans est la catégorie la plus vulnérable en Algérie, par rapport aux autres pays où le dépistage a lieu à partir de 50 ans et plus. Pour lui, le cancer du sein en Algérie est la première cause de décès chez les femmes d’où le recours imminent au diagnostic précoce. Les signes alarmants, selon ses propos, comme l’écoulement du sein ou la douleur au cœur, peuvent être entre autres des symptômes. L’évolution de la maladie a atteint les 70% en Algérie, selon les estimations fournies, hier, au cours de cette journée qui a regroupé tous les médecins, professeurs et adhérents de l’Association El Fedjr. Pour le Dr Khendek Youcef, vice président de wilaya d’Alger de l’Association créée, selon ses propos, en 1988, ce cancer compte actuellement 4.000 malades d’où le rôle de cette Association dans l’aides matérielle et psychologique de ces cancéreux, en leur offrant les structures d’accueil afin de les orienter vers les centres anti-cancers répartis dans 20 wilayas du territoire algérien. Il nous dira, en outre, que l’Association El Fedjr est à pied d’œuvre pour soulager les malades et les tirer de leur solitude par un soutien, en leur procurant tout le nécessaire jusqu’à l’obtention d’un rendez-vous afin de leur faire éviter les désagréments dans leurs déplacements qui viennent s’ajouter à leur calvaire.

À propos Nadira FOUDAD

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