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Surveillance des activités de commerce, lors des trois premiers mois de 2020 : 2,8 milliards de DA de marchandises saisis

Si les transactions commerciales non facturées sont en nette baisse en Algérie, ces derniers temps, grâce au respect affiché par des opérateurs aux règles régissant la transparence et la concurrence, il n’en demeure pas moins que l’infraction relative à la dissimulation du chiffre d’affaires a fait son apparition. Il est vrai que c’est dans un contexte spécial de reprise lente de l’activité commerciale que les prémices d’un redressement économique peinent à se dessiner. L’épidémie du Coronavirus qui frappe le pays, depuis le mois de janvier dernier, a incontestablement mis “en stand by” le plan de restructuration économique tel que promis par les pouvoirs publics. Les importateurs qui criaient auparavant à la flambée des prix des produits importés et l’absence de perspectives ont été rassurés quant aux “facilités” qui leur seront procurées. La preuve est là dans les marchés où les produits sont disponibles et à des prix référentiels comme l’avaient d’ailleurs prédit le ministère du Commerce et celui de l’Agriculture, la veille du Ramadhan. Cependant, cela n’a pas empêché des commerçants et autres maillons de la chaîne commerciale de “tenter” des transactions illégales afin de gonfler leurs gains. La pandémie du Covid qui semble avoir mis en doute la filière de l’importation, a-t-elle servi de prétexte au recours aux opérations commerciales frauduleuses, notamment celles qui sont en lien avec les produits alimentaires qui sont fortement réclamés par la population depuis le début de l’épidémie du Covid -19, dans les supermarchés. Etant donné que le Covid a changé la manière de consommer du citoyen lambda en Algérie, il est certain que les supermarchés qui affichent grand complet depuis plusieurs mois de cela, n’en espéraient pas mieux. Durant le premier semestre de l’année 2020, marqué par la brutale apparition de la pandémie du Coronavirus, le chiffre d’affaires dissimulé dans les affaires commerciales s’est chiffré à 2,6 milliards de dinars, a indiqué le Directeur général de la régulation et de l’organisation des marchés au ministère du Commerce. Sur 407.000 opérations de contrôle menées durant les trois premiers mois de l’année en cours, pas moins de 42.104 infractions ont été enregistrées. Intervenant, mardi, à l’émission « L’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, M. Sami El Koli signale que lors des trois derniers mois de cette année et suite aux 407.000 opérations de contrôle des activités de commerce effectuées à travers le pays, il a été constaté, par ailleurs, pas moins de 42.104 infractions, sanctionnées par 33.444 procès-verbaux de poursuites judiciaires, et conduit à 4.020 fermetures administratives. Le même responsable fait état, d’autre part, de la saisie de marchandises diverses dont le total de la somme a été évalué à quelque 2,8 milliards. Parmi ces dernières, figurent de grosses quantités de denrées alimentaires, lesquelles ont été confiées aux autorités de wilayas pour être distribuées aux personnes dans le besoin. Pour tenter de contrer ces types de phénomène, le représentant du ministère du Commerce annonce qu’une réflexion a été engagée autour d’un projet visant à instaurer des systèmes de facturation à partir des activités de production, autant, précise-t-il, celles de produits manufacturés que celles générées par les activités agricoles, viandes, fruits et légumes, en particulier. De l’approvisionnement, en quantité, du marché en produits alimentaires durant le mois de Ramadhan, une période intervenant au moment où l’Algérie est confrontée à la pandémie du Covid 19, M. El Koli assure qu’il est suffisant pour répondre à tous les besoins exprimés par les ménages. Il indique, à ce propos, que la structure qu’il dirige, s’attache à suivre régulièrement la constitution des stocks disponibles, particulièrement ceux constitués de lait en poudre, destiné à être recombiné par les 117 laiteries disséminées à travers le territoire, ainsi que le lait frais, des aliments dont il note qu’ils subissent une « certaine tension » en ce mois sacré, marqué par une « frénésie de consommation ». Parlant à nouveau des activités de contrôle du marché de produits alimentaires, notamment pour déjouer les activités spéculatives des commerçants véreux, l’invité annonce la refonte en profondeur du dispositif de surveillance par la création de laboratoires spécialisés, pour mieux cerner les activités de fraude et les réprimer. Des 7.000 inspecteurs auxquels est confiée la mission d’assurer le contrôle des activités de plus de 02 millions de commerçants à travers le pays, M. El Koli, tout en reconnaissant implicitement une insuffisance à ce niveau, déclare souhaiter leur renforcement, ajoutant, toutefois, que les efforts à entreprendre pour solutionner en partie ce problème, vont porter sur une dotation, à ces derniers, en moyens de déplacement et autres acquis en matériels.

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