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Face à la menace de la pandémie de coronavirus : L’industrie pharmaceutique algérienne au rendez-vous

Forte de plus de 80 unités de production de médicaments et plus de 150 projets d’autres unités de production, l’Algérie est non seulement capable de satisfaire les besoins de son marché mais peut aussi exporter vers l’Afrique. Le Covid a démontré un lien entre les capacités immunitaires de l’individu et l’inflammation. Cette hypothèse a amené les médecins algériens a joué le jeu, en profitant de la molécule de chloroquine comme traitement urgent pour pallier à la propagation de la pandémie .Comment le pays a pu gérer la situation et par-là même freiner la propagation de la pandémie ? Par quels moyens, l’Algérie a pu augmenter en quelques semaines l’échantillon des malades traités et guéris ? La réponse est venue du ministre délégué de l‘Industrie pharmaceutique .Plusieurs types de traitement ont vu le jour. Pour les experts, l’Algérie a été au rendez-vous contre la pandémie. En augmentant la production de certains traitements destinés à combattre la pandémie du Covid 19, à l’exemple notamment de la Chloroquine, de l’hydro-psycho-chloroquine, en particulier, les entreprises locales du médicament ont permis de contribuer à l’endiguement de cette pathologie. Le ministre délégué de l’Industrie pharmaceutique a été accueilli, lundi, à l’émission «L’Invité de la rédaction» de la chaîne 3 de la Radio Algérienne. Le ministre délégué à l’Industrie pharmaceutique a fait savoir que celle-ci avait été au « rendez-vous » en développant ces types de traitement, mais également en produisant, quoique en faibles quantités, des équipements de protection contre le virus. M. Lotfi Benbahmed signale, en outre, qu’un industriel spécialisé jusqu’alors dans la fabrication de bandelettes de tests de glycémie est actuellement en phase de reconversion d’une partie de son activité pour la réserver à la confection de kits de test de dépistage du coronavirus. Il précise que celui-ci va, à partir de la mi-mai, commencer à produire 40.000 unités/jour, une cadence qui augmentera progressivement à 80.000 sur une même période. Plus que jamais, dit-il par ailleurs, en encourageant la création de nouvelles entreprises, particulièrement celles maîtrisant la production de molécules obtenues par le biais des biotechnologies, l’Algérie est fermement décidée à développer une industrie pharmaceutique forte pour diminuer au plus près sa facture d’importation de produits de soins et d’économiser dans une première phase quelque 400.000 dollars. Il a ajouté que les deux plus grands laboratoires du monde, spécialisés dans la production de l’insuline, vont produire cette molécule ici en Algérie. « Nous demandons qu’ils le fassent en full process, il ne s’agit pas de mettre en place du conditionnement » a-t-il indiqué, en précisant que ces unités seront uniques en Afrique et dans le monde arabe et « pour certaines unités, il y a deux ou trois dans le monde ». Des décrets existant jusque-là pour organiser la filière des médicaments, l’intervenant signale que ces derniers étaient « clairement orientés » vers un but d’affaiblissement de la production nationale de médicaments. À cet effet, il fait part de son « grand étonnement », après avoir listé l’ensemble des unités de production de médicaments et leur implantation géographique, de découvrir l’important nombre de dossiers « gelés ou mis en attente », pour des intérêts inavoués, autant pour les insulines que pour les traitements utilisés en spécialité d’oncologie. Ce sont de pareilles situations, déclare-t-il, qui ont amené à reconsidérer d’anciens décrets pour les remplacer par des textes organisant l’enregistrement, l’homologation, le contenu des cahiers de charge à l’importation, de même qu’à mieux définir ce qu’est un établissement pharmaceutique ou bien encore un produit de soins. En plus que de lister les médicaments essentiels, les nouveaux textes doivent, dit-il, permettre de dégager une politique axée sur la thérapeutique de prise en charge des patients, mais également, sur l’intérêt économique, en se projetant vers l’export. L’intervenant signale, d’autre part, le lancement d’unités de production pharmaceutiques, spécialisées dans la conception de nouvelles thérapeutiques « lesquelles seront enregistrées de manière prioritaire ». Par le passé, souligne-t-il, il y avait « énormément de blocages » au niveau de l’enregistrement, empêchant de protéger les produits fabriqués localement et d’orienter les importations vers ceux les moins chers.

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