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Oran, après une semaine de Ramadhan : La mercuriale plutôt abordable

Le mois sacré de Ramadhan, sensé être la période de piété et de solidarité, nous fait passer par toute les situations, notamment en ce qui concerne la mercuriale des marchés de proximité. En effet, le changement peut se produire d’un jour à l’autre et parfois durant la même journée, comme en témoigne l’attitude des revendeurs de détails qui n’ont aucune gêne lorsqu’ils modifient les contenu des ardoises affichées. Ce changement s’opère parfois durant un laps de temps réduit et surtout agissant après avoir tâté la température du marché. Force est de constater le désordre régnant, depuis une belle lurette dans les marchés de proximité, où les prix sont affichés de manière ne reposant sur une aucune base logique, à savoir la règle de l’offre et la demande, les consommateurs préfèrent, désormais, s’abstenir et attendre un fléchissement de la part des détaillants. Une attitude réfléchie et efficace étant donné que les prix, après cette première semaine de Ramadhan, ont connu une baisse notable. Il faut dire que l’offre abondante qui n’a pas trouvé de preneur intéressé, ce qui n’était pas le cas, il y a moins d’une semaine, a précipité un léger choc chez les vendeurs qui n’ont pas de choix que de se soumettre à la fameuse règle de l’offre et la demande. Ainsi, la pomme de terre dont le prix oscillait les 50 Da le Kilo est cédé entre 30 et 35 Da le Kilo, perdant du coup entre 30 à 40 % de sa valeur. La tomate, elle aussi, est en chute libre puisqu’elle descend de ses nuages des 120 Da le Kilo pour être offerte à 60 Da le Kilo. L’oignon et l’ail ne sont pas du reste et font profiles bas devant une incertitude dans les marchés d’Es Sabbah et d’El Hassi alors que les carottes préservent son rang avec 70 Da le Kilo, ce qui n’est pas le cas pour la betterave qui est cédée à moins de 35 Da le Kilo. Du côté des fruits, la tendance est la même mais légèrement ressenti. En effet, la banane redescend à 200 Da le Kilo, après avoir gagné 40 Da, la semaine passée. Les fraises, en abondance dans tous les marchés de la wilaya, ne trouvent parfois pas de preneur, ce qui oblige les détaillants à revoir son prix à la baisse. La pomme algérienne a été, également, impactée par ce revirement insoutenable et inattendu part les vendeurs qui se plient, du reste, à la règle de l’offre et la demande. Seule l’orange a échappé à cette baisse. La règne des fruits, durant cette période de pandémie, préserve sa prestance étant donné que le prix n’a pas bougé d’un iota et reste stable à 180 Da le Kilo. S’agissant des viandes, le poulet dégringole à 190 Da le Kilo, au niveau du marché d’El Hamri où il est le plus prisé. Le prix de la viande rouge n’a pas enregistré de changement mais la demande n’est pas celle espérée par les boucheries qui attendent l’Aid pour doubler leur recette et rattraper les pertes. Enfin, les poissons restent, en ces temps de coronavirus, hors de porté des ménages.

À propos Islam Rayan

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