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Traitement du coronavirus à la chloroquine : Benbouzid défend le choix de l’Algérie

Abderrahman Benbouzid, et de vant la levée de boucliers, rassure que le choix de cet antipaludique pour soigner les malades atteints du Covid-19 s’est fait au regard des expériences menées dans d’autres pays qui ont un système de santé de qualité », citant, à ce titre, le cas de la Chine qui « semble avoir réussi à contenir l’épidémie ». Le ministre a omis de citer le cas de la France où tous les débats sont focalisés et centrés sur la découverte par le Pr Didier Raoult chef de services de l’institut méditerranéen de Marseille, de ce traitement et qui se dit être « convaincu de la pertinence de l’hydroxychloroquine pour traiter les patients atteints de Covid-19 », indique le quotidien régional français « La Provence’’. Depuis les résultats concluants du professeur Didier Raoult sur l’efficacité de la Chloroquine comme remède contre le Covid-19, plusieurs pays ont annoncé avoir lancé des tests cliniques. Rappelant toutefois qu’en Algérie, notre pays vient d’adopter un protocole thérapeutique, la « Chloroquine », pour faire face au coronavirus. En effet, la Chloroquine est une molécule antipaludéenne d’usage courant dans le traitement du paludisme, des maladies rhumatismales et dans le lupus, et des études ont commencé en Chine en février 2020 et se poursuivent en Europe ». Elle aurait donné des résultats prometteurs contre le coronavirus covid 19 en augmentant les capacités immunitaires de l’individu. Elle est produite localement et en quantité suffisante pour traiter les patients selon le protocole établi par les experts » rapport le communiqué du ministère de la communication. Par ailleurs et pour lever tout équivoque, Benbouzid reste convaincu que l’approche thérapeutique adoptée par l’Algérie a été « validée par le comité scientifique » installé par le président de la République. Le ministre de la santé s’appuie sur l’expérience de certains de par son statut de professeur et praticien dans le domaine de la santé, car selon lui les scientifiques restent encore partagés sur le réel potentiel de cette molécule. Reconnaissant la complexité des choses puisque nous sommes passés à la phase 03 et que la situation est on ne peut plus dramatique « nous avons besoin d’orientation et de partage d’expériences » (dixit Benbouzid). Pour sa part, le Pr Smail Mesbah, membre du comité scientifique de l’évolution de la pandémie du nouveau coronavirus a assuré que le protocole thérapeutique présenté par les hôtes chinois s’est avéré celui pour lequel l’Algérie a opté ». Ce nouveau traitement fait l’objet d’une « surveillance médicale stricte » et d’une « évaluation ». Le Pr avait annoncé, en grandes pompes, que 110.000 unités de la Chloroquine sont disponibles, 190.000 autres vont être incessamment importées”. Pour lui, le protocole mis en place est destiné aux personnes qui sont considérées comme des personnes à risque et qui ont des pathologies chroniques associées quelle que soit leur forme. Il est destiné également aux patients qui ont des formes compliquées ou sévères ». Ledit traitement est « encadré dans le milieu hospitalier par des spécialistes dans les services qui prennent en charge les personnes atteintes par le Covid-19 ». Selon le Pr Mesbah, le comité scientifique mène également une évaluation de ce protocole pour apprécier « ses effets sur le plan efficacité ». « Certaines études, ailleurs, ont montré son efficacité. L’expérience algérienne à travers le suivi et l’évaluation de ce protocole, nous permettra d’apporter notre contribution à la connaissance dans ce domaine ». Par ailleurs, l’expert chinois a insisté, quant à lui, sur « l’isolation » des cas avérés de coronavirus et sur le « respect strict » des mesures de prévention, notamment le confinement et les règles d’hygiène qu’il juge « essentiels » pour lutter contre la propagation de ce virus. Cependant l’on s’interroge pourquoi les pouvoirs publics ne recourent pas à l’assistance du laboratoire français SANOFI installé à Alger et dont l’usine se trouve à Zeralda, ouest d’Alger, pour venir à la rescousse au lieu de recourir à l’importation.

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