Accueil » Régions » Mostaganem: La durabilité ou l’interprétation politico-économique du développement

Mostaganem: La durabilité ou l’interprétation politico-économique du développement

Depuis la nuit des temps, l’homme ne s’est épargné aucun effort pour son bien-être ; Il a marqué l’histoire, d’ailleurs, le premier crime de l’humanité a été un fratricide commis par le fils d’Adam contre son frère. Ce sont l’égocentrisme et la jalousie qui ont été à l’origine de ce drame humanitaire, être le meilleur et avoir le mieux. Depuis, des civilisations ont vu le jour, se sont succédés des empires, des villes de rêves, puis elles se sont vues éteindre, c’est la loi de la naissance et de la renaissance, à chaque ère son apologie et sa décadence. Cela étant, l’humanité a fait usage de tout ce qu’il lui a été offert comme moyens pour se développer, elle en a même créé et parmi ses préoccupations prioritaires, c’était la ville et elle continu à l’être jusqu’à nos jours, d’ailleurs, elle n’a pas fini de révéler tous ses secrets. Durant ce temps, sont apparues les utopies, quelques-unes furent adoptées, d’autres avortées, et les autres sont restées au stade théorique. Aujourd’hui, le monde connait une révolution technologique qui va à une vitesse vertigineuse, l’époque actuelle se distingue par les NTICs (nouvelles technologies de l’information et de la communication), ces dernières ont bouleversé la société et la ville. D’autres part, le terme conquérant qui est la durabilité et qui a vu le jour à partir d’un simple rapport et prononcé par un personnage politique, est associé à la ville, on parle beaucoup plus de ville durable que de ville, existerait-elle vraiment? ou est-ce tout simplement un qualificatif au service de la mondialisation et du capital. Est-ce que la ville idéale ou vertueuse doit impérativement être durable? C’est la question que se pose le citoyen lambda, ce dernier ne sait pas ce que c’est que la durabilité, or qu’il peut entendre ce que c’est que vivre dans une ville idéale ou vertueuse où les conditions basiques de bien-être sont réunies, l’Urba civilité et la bonne gouvernance sont à la base de l’édification de ladite ville. Tout ce qui est vert n’est pas nécessairement durable, mieux encore, la ville durable n’est pas la résultante d’un ensemble de logements durables. La ville, quel que soit le qualificatif, la définition, ou le concept qu’on lui attribue, demeure une entité complexe ; Il serait plus judicieux de parler de la production urbaine dans son sens le plus ample, de phénomènes urbains à chaque fois que ce thème est abordé. Si, étymologiquement parlant, le phénomène est tout ce qui apparait, la production implique création et du moment que les êtres humains sont une création divine, par syllogisme, les produits sont une création de l’homme. Donc, l’espace et à une échelle plus importante, la ville est le produit d’une pensée et d’une vision de l’homme, elle est gérée par le «citoyen ou par ses représentants, la gouvernance en l’occurrence». Ce processus est appelé politique du Grec classique «Politikos» qui signifie: de, pour, ou en relation avec les citoyens; c’est aussi le mécanisme qui engendre la prise des décisions qui s’appliquent à tous les membres d’un groupe de citoyens, c’est l’art, la doctrine, inhérents au gouvernement des Etats.

À propos Mekki Belkacem O.Abbès

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*