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Programme anti-cancer en Algérie: Un bilan sans complaisance

Au cours de son intervention, hier, au Forum du plus vieux quotidien El Moudjahid, le professeur et son équipe de collaborateurs sont venus dresser un constat sans complaisance de l’évolution du malade du cancer et de la maladie, ses symptômes et ses remèdes. Dans ce forum, l’intervenant s’est montré plus optimiste pour ne pas crier au péril par réaffirmer que le cancer est une maladie et en dépit de quelques cas infantiles et autres, est une maladie de vieillesse qui peut être contractée les 60 ou 70 ans. Mais toujours est-il que le tabagisme cause des ravages chez les jeunes qui ne sont pas épargnés. Actuellement, il a été recensé selon lui, 50.000 cas de cancers oncologiques, de poumon, de thyroïdes, de sein, de prostate et autres pour en citer que ceux-là. Le professeur qui, pour rappel, est chargé de la mise en œuvre du programme de lutte contre le cancer au côté de plusieurs professeurs dont la sénatrice et le professeur Mme Louisa Chachouia, initié par le président Bouteflika que seule la prévention constitue un moyen de guérison. Les bouleversements alimentaires sont responsables de 70 % de cancer. Il s’agit de l’absence d’une culture culinaire et la non préservation des habitudes culinaires qui changent d’un pays à l’autre, car le cancer n’est autre qu’une maladie infectieuse due à des microbes, explique-t-il par se féliciter du fait qu’en Algérie, ces habitude culinaires ne sont pas les mêmes que dans d’autres pays. Le professeur dirige ensuite ses tirs croisés vers la tutelle pour la mise en oeuvre au niveau du ministère de la Santé puisque ce problème toxique est complexe. Un plan cancer est une nécessité pour tous et qui doit s’implanter partout pour une meilleure sensibilisation contre cette maladie dont le budget s’élève à 180 milliards de dinars au côté du Fonds spécial dont la fourchette plafonne les 40 milliards de dinars. Malheureusement et selon l’orateur, ce fonds sous la tutelle du ministère des Finances n’est pas entièrement dépensé et partant, non utilisé par réfuter l’option de rationalisation des dépenses. A cet effet, tous les cancérologues sont interpellés pour l’utilisation rationnelle de ce fonds dans l’intérêt des malades. Ils sont aussi interpellés à traduire sur le terrain les orientations de la tutelle. Sur un ton nuancé mais grave, il annonce que beaucoup de dépenses et gaspillages ont été faits sans aucun suivi ni contrôle et dont on ne connaît pas la suite réservée à ces dépenses opérées du Fonds. Notre système de santé est l’otage de ses gaspillages qui plafonnent les 190 milliards de dinars. L’absence de la Dimension humaine lui fait peur dans un monde cruel où pour le professeur, la règle humaine n’est plus de mise. Cela veut dire selon ses propos : «Je te soigne selon votre portefeuille». Le rendez-vous pour une radiothérapie ne doit en aucun cas dépasser les 15 jours selon ce témoignage mais peut être avancé en cas de maladie grave car certains rendez-vous ont largement dépassé les 06 mois. Dans d’autres pays à l’image de la Suède, le cancer est en nette progression mais son traitement est plus efficace en Algérie pour la simple raison que ce pays européen du nord effectue des autopsies pour chaque décès, ce qui n’est pas le cas en Algérie. Le ministère du Commerce et notamment interpellé pour la mise en place de laboratoires d’analyses et une campagne antitabac est plus que nécessaire pour sensibiliser contre ce danger chez les fumeurs et chez les jeunes. La gestion efficace des machines de la radiothérapie est une nécessité sine qua non par des professionnels, dira le Pr Zitouni lors de son intervention.

À propos Nadira FOUDAD

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