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Pôle & Mic : L’heure à la solidarité

Tebboune a décrété un confinent «partiel» : une bonne décision même si elle est venue en retard. Le transport urbain sera «suspendu». Ce confinement risque d’être douloureux pour les sans emplois et les travailleurs non déclarés. Pour le moment, rien n’a été prévu pour eux et ils seront obligés de sortir « travailler ». Déjà, beaucoup de chantiers ne tarderont pas à suspendre leurs activités, ce qui entraînera un chômage technique pour des centaines de milliers de travailleurs. Comment leur venir en aide? C’est la question qui hante les esprits des spécialistes et de la société civile? La solidarité devra être de mise. La société civile, comme l’Etat, devra se pencher sur ce cas comme celui des SDF. Si cette catégorie de gens continue à sortir dans la rue, le confinement n’aura aucun sens. De jour en jour, on découvre les dégâts du système algérien. Le système de Bouteflika a tué ou presque tué le mouvement associatif. Si nous avions un mouvement associatif « solide », la solidarité pouvait être confiée à la société civile. Les seules initiatives de solidarité sont de l’œuvre de hirakistes et de quelques associations. Le Croissant Rouge semble être dépassé par les événements. Les APC sont tellement archaïques qu’il ne faudrait pas compter sur elles. Dans les villages, il est possible que les APC et les quelques associations puissent venir en aide aux familles démunies ; d’ailleurs, elles sont inscrites dans le cadre du «panier du Ramadhan ». Pour les grandes villes, il faudra innover en faisant impliquer les caisses de retraités et caisses des travailleurs, tout en s’appuyant sur la liste des aides durant le mois de Ramadhan. Dans cette guerre contre la mort, il faudra aussi penser aux « petits » commerçants et « petites » entreprises car ils risquent de déclarer faillite. L’heure est à la solidarité.

À propos B. Nadir

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