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Point de Vue: L’Algérien: Pauvre ou riche en cachette?

Des tables garnies sont réservées dans le Sheraton et autres hôtels de luxe pour fêter le réveillon. Une table doit normalement coûter entre 50.000 et 100.000 dinars, juste pour passer une soirée ambiante dans le chant et la danse. Ce sont également des grandes sommes d’argent gaspillées par des parents pour acheter à leurs enfants des pétards pyrotechniques. Les fêtes de mariage, les fêtes de Hadj et Omra et même les funérailles n’ont pas été épargnées par les vagues de gaspillage. Il est d’ailleurs, partout, constaté, comme maître de la situation. Le hic, c’est que d’une part, l’on remarque ce gaspillage fou, drainant même quelques petites bourses dans son sillage et d’autre part, l’on ne cesse de se lamenter contre la cherté de la vie, contre l’insuffisance de la paie n’arrondissant plus ou difficilement le mois. Sommes–nous vraiment devant une société gérée par des contrastes. L’Algérie serait-elle un pays des dédoublements et des contradictions par excellence? C’est le seul pays d’ailleurs où les rues portent des noms doubles, où les villes portent des noms également doubles, où il y a une histoire du pays en double, où il y a une monnaie «officiellement» le Dinar et l’ancien franc dans la réalité des choses. Le meilleur des économistes se saurait dire si vraiment les Algériens sont-ils riches ou pauvres? Y aurait-il vraiment des Algériens riches qui se font passer pour des pauvres par peur du mauvais œil? C’est-à-dire, qu’ils réussissent à bien camoufler leur richesse pour des raisons, vraiment, superstitieuses? Le nouvel an s’approche à grands pas et les mesures qui seront prises par l’Etat concernant certaines augmentations s’approchent également. L’état de psychose a déjà commencé. Justement, pour ne pas laisser le citoyen vivre «un choc thermique», les autorités ont lancé « la nouvelle » bien des mois avant. Donc, l’on s’attend déjà à des augmentations qui vont sans nul doute, éplucher le citoyen. Bien qu’il y ait des gens riches d’apparence pauvre et qui savent débourser leur argent comme il faut et quand il faut, il y a aussi des Algériens – et je crois sincèrement qu’ils en constituent la majorité – qui sont sérieusement diminués. Ce qui dérange les citoyens dans cette affaire. Justement, parce qu’ils savent pertinemment que l’on irait leur faire payer les pots cassés par les autres. Nous sommes à l’ère du Youtub, de l’Internet, des chaînes satellitaires, rien donc ne saurait se cacher. Ils ne se considèrent pas responsables des caisses qui ont été vidées par d’autres.

À propos A. BenAbdellah

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