Accueil » Actualité » Le président Tebboune préside aujourd’hui un Conseil des ministres : Non au discours raciste et haineux

Le président Tebboune préside aujourd’hui un Conseil des ministres : Non au discours raciste et haineux

Le Conseil des ministres se réunira, aujourd’hui dimanche, sous la présidence de Abdelmadjid Tebboune, soit 24 h après que les Algériens soient descendus en force à l’occasion de ce 51ème Hirak pour commémorer le premier anniversaire de la date symbolique du 22 février, devenu désormais sur instruction du président Tebboune, une date historique qui consacrera tout leurs sacrifices pour s’être soulevé et réclamer le changement pacifique. Cette réunion du Conseil des ministres abordera des dossiers lourds qui meublent l’actualité docile et économique du pays et pour débattre de plusieurs chantiers entre autres une communication sur la future stratégie que compte mettre en place la présidence pour mieux communiquer avec les Algériens. Il s’agit notamment le volet relatif au secteur industriel et l’investissement, le foncier, le secteur déclaré de la jeunesse, le secteur de la culture, l’industrie cinématographique, et enfin le secteur du tourisme et de l’artisanat. Il s’agit aussi de la future loi qui sera élaborée concernant le discours raciste et haineux, constaté en force sur la toile et les réseaux sociaux. Les ministres concernés se doivent d’accélérer la cadence selon les consignes du président Tebboune et son Premier ministre. Dans ce sillage, le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, a présenté mercredi dernier, lors d’une réunion du gouvernement, un avant-projet de loi relatif à la prévention et à la lutte contre la discrimination et le discours de haine, un phénomène apparu lors du Hirak pour saper le moral des Algériens et dont leurs auteurs se cachent derrière des faux profils, et d’autres émettent des messages haineux qui incitent à la dispersion et la fitna depuis l’étranger. Ce projet de texte qui compte 48 articles, considère comme discrimination « toute distinction fondée sur le sexe, la race, la couleur, l’ascendance, l’origine nationale ou ethnique, la langue ou l’appartenance géographique », précise la même source. Les éléments constitutifs de l’incrimination du discours de haine « se rapportent à toutes formes d’expression qui propagent, incitent, encouragent ou justifient la discrimination, ou ceux qui expriment le mépris, l’humiliation, l’hostilité, la détestation ou la violence ». Le même projet « comporte également un volet préventif en prévoyant l’élaboration d’une stratégie nationale de prévention de la discrimination et du discours de haine ». Rappelons que ce phénomène a pris de l’ampleur pendant l’année 2019 où les Algériens mus par le changement ont été assaillis de discours racistes et haineux qui visait la dislocation du mouvement citoyen qu’est le Hirak. Raison pour laquelle le Président Abdelmadjid Tebboune avait instruit le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, d’élaborer ce projet de loi, tout en soulignant que cette mesure intervient après avoir constaté « une recrudescence du discours de la haine et de l’incitation à la fitna, notamment à travers les réseaux sociaux ». Il s’agit, à travers l’élaboration de ce texte de loi, de « faire face à ceux qui exploitent la liberté et le caractère pacifique du Hirak (mouvement populaire) pour brandir des slogans portant atteinte à la cohésion nationale », avait indiqué la Présidence de la République dans un communiqué, appelant tout un chacun à « se conformer à la Constitution et aux lois de la République, notamment le respect des constantes de la Nation et ses valeurs, les principales composantes de l’identité et de l’unité nationales ainsi que les symboles de l’Etat et du peuple ».

À propos Nadira FOUDAD

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*