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Pôle & Mic : Les miracles de la «Silmiya»

Le Hirak fête une année de lutte et de Silmiya. Une année de marches et de rassemblements en toute «Silmiya». Ce terme de «Silmiya » est comme magique pour l’Algérie contemporaine et a réconcilié les citoyens entre eux et avec leur Histoire. Cette «Silmiya» a donné de la «personnalité» au Hirak qui, malgré la répression par moment, a tenu à jouer le rôle d’un mouvement de pression loin de toute lutte partisane. La «Silmiya» a motivé des familles complètes à marcher avec leurs enfants. Le Hirak a redonné la place à la Femme de jouer pleinement son rôle d’actrice politique active sur l’espace politique. Le Pouvoir a tenté de «casser» le Hirak mais en vain. Le Pouvoir n’avait pas compris que le Hirak est un mouvement populaire sans leader et qui émane de la volonté populaire. En une année de Hirak, l’Algérie a vibré au son de la revendication d’un Etat de droit. En une année de lutte, le Hirak a avorté deux présidentielles et a obligé cinq candidats à mener une campagne électorale terne et sous haute sécurité. Pour la première fois dans l’Histoire du pays, plus de la moitié du peuple ne s’est pas rendu au bureau de vote. Le Hirak a «débusqué» la mafia et a obligé le pouvoir de mener une lutte contre la corruption. Les quelques chiffres de la corruption font mal. Le Hirak a libéré les énergies. Le Hirak a libéré les magistrats et a demandé une justice «libre et indépendante». Le Hirak a solidifié l’Algérie. Le Hirak a donné de l’espoir aux Algériens même à ceux qui ne marchent pas. La « Silmiya » du Hirak a fait que les Algériens s’acceptent et acceptent, directement ou indirectement, leurs différences et visions politiques. En une année de manifestation, le Hirak a «dénudé» le pouvoir et son «double discours» quant à la liberté de presse et d’expression. Le Hirak a «laminé» les partis du pouvoir et obligé les partis de l’opposition à se réviser et a plus de retenue. L’Algérien s’est réapproprié la Rue. Le Hirak a «formé» une nouvelle génération d’acteurs politiques. La «Silmiya» est le nouveau mode d’emploi politique en Algérie.

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