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Le président Tebboune a décrété le 22 février comme fête nationale : Bon anniversaire, le Hirak !

Les Algériens sont sortis à Chlef et à Ouargla et ensuite à Tlemcen. La contagion du Hirak s’est propagée pour ensuite prendre de l’ampleur au mois de mars 2019. Elle concernera chaque parcelle de l’Algérie qui crache son marasme par exprimer via la Rue ses revendications légitimes que sont l’annulation du 05 mandat, l’instauration d’un État de droit et la tenue des élections présidentielles pour le choix d’un nouveau président. La révolution du sourire qui a éclaté le 22 Février 2019 avec comme leitmotiv brandi, le pacifisme qui a ébloui le monde en entier et l’Algérie et son armée qui l’ont accompagné dans ce processus, est devenue un modèle de références pour d’autres Nations qui revendiquaient le départ des gouvernants qui ont pris en otage leur peuple, entre autres le Soudan et le Liban. Le Hirak qui fête aujourd’hui son premier anniversaire, s’est imposé comme étant un phénomène de société. Il est ancré dans la dynamique sociale. Il est algéro-algérien. Il se poursuit depuis une année et il est présent hebdomadairement, soit chaque vendredi, il participe, il donne son avis via ses slogans, revendique ses droits pour le changement et pour la concrétisation d’un État de droit et enfin, il hausse le ton et refuse le tutorat de ceux qui ont voulu le récupérer. Seule la voix du peuple a triomphé loin des tractations et des manœuvres politico-politiciennes. Enfin, force est de constater que le Hirak a su sauver le pays du naufrage dans une conjoncture désastreuse par la préservation de la cohésion et la solidarité entre Algériens. Des milliers d’Algériens viennent meubler les alentours des tribunaux pour exprimer leur entière solidarité avec leurs concitoyens et leurs familles. Le Hirak, incontestablement, a su tisser des liens solides de fraternité entre toutes les couches de la société algérienne mue par le changement, n’en déplaise aux détracteurs. Même si des tentatives de sa déstabilisation ont été enregistrées, elles ont vite fait de déchanter. Elles ont avorté à cause du jusqu’au-boutisme des Algériens. Le président Abdelmadjid Tebboune reconnaissait ce phénomène après l’élection présidentielle du 12 Décembre 2019. Il lui tend la main. Il veut dialoguer. A-t-il réussi dans cette démarche ? Le hirak refuse cette alternative de la main tendue. Il refuse la récupération par des pseudo tuteurs autoproclamés. Il est souverain et il ne demande que la libération de tous les détenus d’opinions injustement incarcérés. Telle était sa revendication souveraine. Tout est conditionné. Selon lui, ces détenus d’opinions pouvaient bien être ses représentants pour le représenter de par leurs engagements et dévouements jusqu’à payer leurs libertés s’entasser dans les geôles algériennes. L’Amnistie générale doit concerner tous les détenus du HIRAK incarcérés. Elle est la condition sine qua non des hirakistes qu’ils revendiquent chaque vendredi. La nouvelle constitution que compte mettre en place Tebboune protégera entre autres, la liberté de manifester. Raison pour laquelle le Hirak a refusé, en outre, de déléguer des porte-paroles ou représentants pour la participation aux consultations politiques sur l’amendement de la Constitution qui sera soumise à référendum. A l’évidence décréter la date du 22 Février comme date symbolique du hirak des Algériens a été une aubaine pour les Algériens. Le président Abdelmadjid Tebboune a décrété, mercredi dernier, à la veille de la célébration du 1er anniversaire du Hirak populaire, le 22 février de chaque année « Journée nationale de la fraternité et de la cohésion entre le peuple et son armée pour la démocratie », selon le communiqué de la Présidence. Le décret, signé par le Président Tebboune, et annoncé lors de son entrevue périodique avec les médias nationaux, stipule que la journée du 22 février immortalisera le sursaut historique du peuple survenu le 22 février 2019 et sera célébrée dans l’ensemble du territoire national, à travers des manifestations et des activités à même de renforcer les liens de fraternité et de cohésion nationales et d’ancrer l’esprit de solidarité entre le peuple et son armée pour la démocratie ». Le Hirak a-t-il arraché d’autres concessions ? Immortaliser cette date symbolique du 22 Février traduit toute la volonté de Tebboune a sacralisé ce phénomène de société devenu par la force des choses un partenaire incontournable dont il faut prendre au sérieux. Reste que les revendications du Hirak soient entendues dont l’urgence de la libération des détenus incarcérés dans les geôles algériennes par cesser le harcèlement judiciaire contre le Hirak et le recours à la force et à la violence contre des manifestants pacifistes.

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