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Affaire EGT Sidi Fredj devant le tribunal de Cheraga : 03 ans de prison fermes requis contre l’ex-PDG

Le procureur de la République auprès du tribunal de Cheraga a requis 03 ans de prison fermes contre les 04 accusés dans l’affaire de l’EGT Sidi Fredj. Les chefs d’accusations sont détournements de deniers publics et usage abusif de fonction. Le verdict sera prononcé au courant de cette semaine, plus précisément le 26 de ce mois, au niveau du tribunal de Cheraga. Toutes les questions du juge, pendant 02 heures d’auditions, étaient focalisées sur les suites à donner sur les contrats et sur le partenariat conclu pour l’utilisation des deniers publics dans les structures de l’Etat qu’est l’EGT Sidi Fredj. Toujours est-il que le principal mis en cause dans cette affaire qu’est l’ex-PDG, suivi de l’ex-DG par intérim du port de plaisance, l’ex-directeur de l’exploitation et celui qui ramenait les clients, étaient tous impliqués pour complicité dans les passations de marché, sans contrats écrits et sans actes de location, tout en niant en bloc l’existence d’avantages ou de bénéfices récoltés par ses transactions selon les chefs d’inculpation qui pèsent sur eux. L’affaire EGT Sidi Fredj a été ouverte, mercredi tard dans l’après-midi, au niveau du tribunal de Cheraga. 04 ex-responsables étaient au box des accusés. Les 04 mis en cause ont été présentés au juge pour leur audition. Il s’agit de l’ex-PDG de l’EGT Sidi Fredj, Mohamed Khacef, muté au mois de juillet dernier à l’EGT de Hammam Righa. Toutes ses réponses étaient axées sur son souci de veiller sur la bonne réputation du complexe. Les trois autres accusés sont Medjahed Redha, Zaghnoun Rédouane et Hamza Messaoudi, tous avaient occupé des postes de responsabilité au niveau de cette entreprise de gestion touristique. Les griefs qui pèsent sur eux, varient d’un accusé à un autre sauf que les mis en cause ont été complices avec les manœuvres de l’ex-PDG pour non dénonciation de ses malversations. C’est le cas de Zeghnoun Redouane, chef d’exploitation, qui a nié son implication tout en précisant devant le juge que de par sa fonction, il était chargé uniquement de contrôle et de surveillance des biens et que c’était lui qui s’est opposé en ordonnant à Medjahed Redha, l’intermédiaire d’honorer la location sus citée. Cependant, le principal accusé dans cette affaire qu’est Mohamed Khacef, est accusé de détournements de deniers publics et d’usage abusif de sa fonction de PDG, après avoir exercé en tant qu’ex-comptable dans cette entreprise qu’il gérait alors PDG, des faits punis par le code pénal et le code de procédures pénales. L’ex-PDG de cette entreprise qui est actuellement PDG de l’EGT Hammam Righa, après sa mutation par l’ex-ministre du Tourisme, AEK Ben Messaoud, a nié tout en bloc les griefs retenus contre lui lors de son audition, mercredi dernier, par le juge du tribunal de Cheraga. Il dit avoir trouvé toutes les unités qu’il gérait de cette entreprise en pleine déliquescence et désordre et son seul objectif était de redresser sa situation par drainer l’investissement soit pour l’hébergement ou la restauration. Le jeune juge Katkandji n’a cessé de réclamer au principal accusé Mohamed Khacef, les copies des contrats qu’il avait contractés pour la location des lieux sus cités que ce soit à Azur plage ou à Sidi Fredj. Il l’a notamment interrogé sur les avantages qu’il avait reçus de ces marchés qu’il avait contractés avec la Société GAM EVENTS pour la location de la piscine, plage et restaurant au niveau du complexe touristique Azur Plage qui appartient à l’EGT Sidi Fredj qu’il a géré de septembre 2017 à juillet 2019 avant sa mutation à l’EGT Hammam Righa. La location du restaurant et du bar de l’hôtel Azur plage plafonnait les 300.000 DA par mois soit 30 millions de centimes, rétorque-t-il. Pourquoi l’ex-PDG avait opté pour le choix de ce partenaire et non pas pour une autre société, lui demandait le juge, visiblement peu convaincu des réponses de l’accusé Mohamed Khacef. Celui-ci rétorque que ladite société est connue pour avoir ses propres clients. L’ex-PDG s’est caché derrière l’alibi de nouveau venu au complexe, cela suppose qu’il n’était nullement concerné par l’affaire dite du restaurant « CORSO » par lequel le scandale est arrivé avant sa fermeture et sa mise sous scellé par la gendarmerie en décembre 2017 après le scandale qui l’a éclaboussé. Beaucoup d’incohérences ressortent des aveux du principal mis en cause dans cette affaire de par son statut de premier responsable de cette entreprise touristique qui englobe 05 unités à savoir l’hôtel El Marsa, El Riadh, El Manar, le port de plaisance et enfin l’hôtel Azur plage. Tout son souci s orientait sur comment faire rentrer les bénéfices à l’entreprise, n’a-t-il cessé de marteler devant le juge dans l’audience du mercredi dernier. Lors de cette audience, tard dans l’après-midi de mercredi dernier qui s’est déroulé dans un climat tendu après le jugement de 10 harragas, le juge était exténué en cette fin d’après-midi dans une salle exiguë et archicomble devant les réponses « opaques » de l’ex-PDG de l’EGT de Sidi Fredj.  » Pas de contrats, ni actes ni rien du tout, mais tout ce qui t’intéressait, était d’appeler les gens à venir investir, c’est tout, lui lance-t-il. Il est reproché à l’ex-intérimaire du port de plaisance, l’organisation de galas sur un espace public et sans autorisation. Tout comme il est reproché au responsable de l’exploitation sa complicité et sa non dénonciation des agissements de l’ex-PDG. Il faut dire que dans cette affaire, tout tournait autour des locations des restaurants de l’EGT à des particuliers comme à Azur Plage, son restaurant, son bar, sa piscine et son parking où le premier responsable de la société « GAMA » était absent de cette audience. Idem pour le restaurant du port de plaisance « Corso » fermé sur instruction de l’ex-wali délégué de Zeralda, Sliman Ouchene, après que ce restaurant soit devenu un lieu de spectacle sans autorisation administrative pour s’être transformé en cabaret sous forme de diners dansants. Les fréquentations douteuses de ses clients sous l’emprise de l’alcool selon le rapport de la gendarmerie si ce n’est la descente de la Gendarmerie pour y mettre fin à ces pratiques par le fermer pour investigations. Après cet interrogatoire entre juge et les 04 mis en cause, la plaidoirie des avocats s’est interrogée sur la partie civile qui a actionné cette affaire .Me Gouasmi a tenté à son tour d’innocenter son client Medjahed Redha pour son implication dans cette affaire car selon elle, il n’était qu’un simple intermédiaire chargé de contacter les clients. L’affaire a été enrôlée par la gendarmerie nationale de Sidi Fredj qui avait suivi avec plus de rigueur les péripéties des scandales de l’EGT de Sidi Fredj.

À propos Nadira FOUDAD

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