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Pôle & Mic : Une Histoire de mémoire!

L’Histoire ne peut s’écrire sans les archives. L’Histoire algérienne contemporaine est entre les mains de l’administration française. La France a toujours tergiversé sur l’ouverture des archives algériennes en France. Déjà, les archives ne sont pas concentrées sur un même lieu. Des chercheurs affirment qu’ils sont dispersés un peu partout en France et qu’il faudrait un travail titanesque pour les «consulter» avant de les récupérer. L’histoire des crânes exposés dans le musée en France avait suscité une grande polémique ici en Algérie et en France comme d’ailleurs le canon Baba Merzoug. Sur la question des crânes de nos aînés, Tebboune a réitéré sa promesse de récupérer «notre mémoire et les restes mortuaires de nos Chouhada, conservés par l’ancien colonisateur», en l’occurrence la France. Tebboune a estimé que par «fidélité aux sacrifices des martyrs, grâce auxquels l’Algérie est libre», il ne renoncera jamais à la «responsabilisation de l’ancien colonisateur». Le sujet des archives reste une question «sensible» tant pour la France que pour l’Algérie. Mais, si on laisse les Historiens entre les deux rives faire le travail, la récupération des archives sera traitée loin de toute émotion et sans fracas. Il reste évident que certaines archives sur la collaboration de certaines personnes pourraient être aussi «discutées» et ne pas être divulguées pour le moment. Les politiques devraient laisser les historiens, journalistes et universitaires se concertaient et résoudre cette question. Le fait que la France «officiel» a reconnu qu’il s’agissait d’une guerre d’Algérie et non d’événements d’Algérie était un grand pas en avant. La France de Macron a reconnu, même à demi mot, ses crimes contre l’Humanité, cela est bénéfique pour les deux peuples. Les Algériens ne veulent pas d’une indemnité mais d’une reconnaissance. Cependant, le pouvoir algérien devrait aussi rendre public des documents du MALG même s’il serait «progressif» pour le «bien» de l’Histoire.

À propos B. Nadir

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