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Saïda: Rétorsion de l’information ou «hadda ma helbat»

Malgré la mise en place de cellules de communication installées en grande pompe au niveau de plusieurs institutions publiques et le discours de bonne intention prononcé en la circonstance à l’égard de la presse locale, rien n’y est fait. Les localiers découvrent à leur grand étonnement qu’il n’y a toujours pas d’interlocuteurs habilités à communiquer au niveau des cellules créées à la hâte à la suite des instructions données par la tutelle au point où il est devenu ardu de faire parler ces « attachés de presse » sur des questions de gestion qui touche la quotidienneté des citoyens. Un responsable d’une institution qui a tenu à garder l’anonymat, affirme que la presse locale est clouée au pilori. A croire ce responsable, le verrouillage s’explique donc par la nature des relations mouvementées entre les correspondants de presse et les responsables locaux qui voient que leurs informations fournies sont mal interprétées. «La presse est libre de porter des critiques mais que ces dernières soient au moins objectives et c’est cela qui devrait normalement être admis dans le cadre du système démocratique que notre Etat essaie de mettre en place», nous a-t-il déclaré. Mais quelles que soient les dénégations, le rejet en bloc de ces accusations et le discours de bonne intention, la réalité sur le terrain est marquée par la rétention de l’information, l’opacité, l’absence de transparence et la suspicion vis-à-vis d’une presse locale qui éprouve d’énormes difficultés à informer sans contrainte. Une question s’impose: que peut offrir une ville sans sa presse? Certes à Saïda, tout le monde cherche l’info…mais de quelle info? Malgré ses faiblesses, ses faux scoops, ses mises au point, ces démentis et ses contradictions, la presse locale a le mérite d’exister et d’inciter ses lecteurs au libre choix. Il ne lui reste qu’à forcer son respect. Dans une ville où tout se sait et rien ne se cache, «la presse écrite locale est de la foutaise», pensent plusieurs citoyens interrogés pour les besoins de cet article. Mais le drame est que cette réflexion déplacée émise à l’égard de la presse locale est largement encouragée par ces ceux-là mêmes qui jouissent de traitements de faveur de la radio et qui jugent les localiers comme désormais des apostats du journalisme.
A bon entendeur, salut !

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