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Préservation des monuments historiques de la Promenade de Létang : Etat inquiétant et premières mesures

Classé patrimoine naturel et site historique depuis le 23 juillet 1957, le jardin rebaptisé «Ibn Badis», ex-Promenade de Létang, au nom du maréchal français qui l’a aménagé en 1836 en transformant les Glaciers du Château Neuf d’Oran en une esplanade verte descendant jusqu’au mythique quartier de Sidi el Houari, veut revivre au gré de la mémoire et de l’histoire de la ville d’Oran. Sur des instructions du ministère de l’Intérieur, des Collectivités Locales et de l’Aménagement du Territoire, portant réhabilitation et sauvegarde des surfaces vertes et des monuments historiques classés de la ville d’Oran, une commission multisectorielle composée de trois élus municipaux, des services techniques, de la direction de la culture, des directeurs de délégations communales El Amir et Sidi El Houari, de la Cellule de l’environnement de la wilaya, de la Division des espaces, de la commission culturelle et sociale de l’APC d’Oran, de l’association de protection du patrimoine historique de la ville, laquelle a été installée sur un arrêté communal et a pris ses fonctions jeudi. Le premier site historique visité jeudi par la commission a été la Promenade de Létang d’une superficie de 6 ha. Le promeneur pourra dans un délai n’excédant pas trois mois redécouvrir cet espace historique de loisirs à la faveur de l’étude actualisée  portant aménagement et réhabilitation des monuments de la Promenade de Létang menée de 2014 à 2016 et dont le cahier des charges déposé et visé depuis 2018 au niveau du Secrétariat général de la wilaya d’Oran. Cette étude d’un montant de 12 millions de dinars prévoit la réalisation d’une série d’aménagements grâce à un montage financier du ministre des Finances une fois le choix entériné de l’entreprise chargée d’effectuer les travaux. Le projet en lui-même prévoit la création des cafétérias, de restaurants, d’un Tram de circuit touristique, des aires de jeux pour enfants, enfin de tout ce qui a trait à redonner à ce jardin l’animation escomptée par les visiteurs. Il n’aura rien à envier au jardin Mouflon d’Or et jardin d’Essai d’Alger, selon les concepteurs de l’étude réalisée par la direction de la culture. Un diagnostic à cet effet a été dressé sur la base d’un constat jugé peu reluisant par les membres de la commission au niveau du site Promenade Létang, ce qui a contraint ses membres à revoir en urgence certains aspects inhérents comme l’état des clôtures, l’éclairage, la sécurisation des lieux, les sanitaires, le désherbage, l’élagage des arbres fécus qui datent de plusieurs années. Mais le chantier le plus en vue sans doute est celui de la restauration de la Porte de Caravansérail dépiécée sur le sol du jardin et non encore reconstituée malgré les appels de l’association de protection de sites historiques de la ville. La Promenade de Létang comporte aussi les restes de l’hôpital Boudens, des palmiers préhistoriques d’autant plus que sa proximité avec le Palais de Bey fait de lui un lieu incontournable pour les visiteurs, la commission présidée par le délégué Badreddine Dinar Mohamed, a également décidé de lancer dès ce dimanche une opération de volontariat à l’effet de débarrasser ce jardin des fécus et des mauvaises herbes apparues par endroits sur les escaliers en plus du renforcement de la sécurisation, et de l’installation des sanitaires. Les membres de la commission sont tombés d’accord pour se réunir, courant cette semaine, pour décider des premières mesures sur le terrain pour sauver la Promenade de Létang en attendant le lancement des aménagements prévus par l’étude.

À propos B.Habib

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