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Point de Vue : Le hirak, une année sabbatique

Pas plus de quelques jours et le hirak aura bouclé une année de son existence. Il a apporté beaucoup de bonnes choses pour le pays, dont, le principal, n’est autre que le renversement populaire d’un régime des plus morbides, depuis l’indépendance du pays…il a apporté, comme je viens de le dire pas mal de bonnes choses positives dans l’ensemble à la faveur du pays. Mais, comme l’on ne peut pas faire d’omelettes sans casser des œufs, il a fallu, cependant, payer un prix pour ça …C’est la nature de tout changement …De toute façon, l’Algérie avait payé la moindre de toutes les factures, par rapport aux autres pays du printemps arabe… Parmi les choses négatives, conséquentes au soulèvement populaire, l’on peut citer, la récession économique. La roue de l’économie nationale tournait au ralenti et à son minimum nécessaire vital. L’on peut également, parler d’une année sabbatique, non seulement, pour les entreprises algériennes, itou pour les secteurs actifs et productifs du pays. Le changement escompté a eu lieu, peut–être pas tel que l’on souhaitait, néanmoins, l’essentiel a été réalisé et nous avons réussi, le putsch populaire contre les gangs qui ruinaient doucement, mais sûrement le pays, sans passer par le chemin – inévitable pour les uns – de la violence, du feu et du sang et bien sur de l’entière désolation. Le pays est sorti sain et sauf de cette pénible épreuve, les gangs qui s’entretuaient et se faisaient des fortunes mal acquises au dépens de la stabilité et au développement de cette patrie, ont été mis hors d’état de nuire… Une année blanche pour les entreprises algériennes telles que l’on vient d’apprendre, est aisément récupérable, si les intentions sont bonnes et si les choses se remettent en ordre. Alors que, si on continue à perpétuer les anciennes pratiques désuètes et les anciennes mentalités honnies, il ne faut donc rien attendre de l’avenir …Le hirak est toujours dans la rue et si la confiance du peuple est trahit, cette fois-ci, l’on peut bien avoir sérieusement peur pour la stabilité du pays et bien sûr pour sa sécurité. Pour le moment, les choses vont, relativement bien et le nouveau régime semble, avoir «sagement» appris les leçons du passé, ayant conduit à la chute libre et douloureuse, du régime déchu. L’expérience des vingt dernières années était, pratiquement, désastreuse pour le pays, en revanche, elle était riche en enseignements. Elle a rendu un peuple que l’on croyait mort et enterré à jamais, plus lucide et du coup plus mature, pis encore redoutable vis-à-vis de ses responsabilités patriotiques.

À propos A. BenAbdellah

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