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Pôle & Mic : Un simple «chahut»

Comme prévu, à l’APN, les députés allaient tenter de se racheter aux yeux du citoyen en faisant dans le «zèle» lors de la présentation de la politique générale du premier ministre. Des députés, qui n’ont rien dit durant l’ère de Bouteflika et qui ont cautionné des «dérives», tentent de sauver l’APN dont le Hirak exige sa dissolution. Les mêmes députés, qui ont validé les décisions et la loi de finance 2020 de Bédoui, finiront par voter le programme de l’actuel premier ministre. Ils nous ont habitué à voter une loi et son contraire. On se souvient qu’ils ont approuvé le programme de Tebboune et puis celui de Ouyahia. Et pourtant, ces députés auraient dû se retenir quand Djerrad a clairement avoué que Bédoui a laissé des «bombes à retardement» après son départ. Le chef du gouvernement a avoué qu’il y aura une loi de finance complémentaire pour rectifier le tir et éliminer les injustices de la loi de finance 2020 présenté par Bédoui. Il ne faudra pas s’étonner avec l’actuel pouvoir de refaire passer une autre loi sur les hydrocarbures. Les députés FLN, RND et autres qui défendaient Bouteflika sont dans une mauvaise passe et ils ont perdu toute crédibilité. Ils se sont discrédités quand ils ont cautionné les arrestations des Hirakistes et lorsqu’ils ont voté la loi sur les hydrocarbures. Leur « chahut » a provoqué une colère dans les réseaux sociaux. Le Gouvernement de Djerrad se retrouve donc « orphelin » car n’ayant pas de partis pour soutenir son programme bien que le FLN et le RND se disent « pour » le programme, mais les deux partis n’ont aucune prise sur leurs militants et nous l’avons vu lors des élections. Les élus tentent de sauver leur peau et d’autres leurs carrières politiques. Pour le moment, Tebboune n’envisage pas de dissoudre l’APN, mais il finira par le faire après la révision de la Constitution et l’apaisement de la situation politique. D’ici là, le FLN et le RND tenteront de se redéployer ou de «négocier» sachant que le «vote sanction» est comme une épée de Damoclès.

À propos B. Nadir

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