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Tribunal criminel de Béjaia : Perpétuité pour l’ex Maire d’Akbou

L’ex président de l’assemblée populaire communale d’Akbou a été condamné, hier, à perpétuité, par contumace, par le tribunal criminel de Béjaia. En effet, l’ex Maire d’Akbou qui a régné pendant 20 années à la tête de cette importante municipalité de la wilaya a été condamné, en première instance, par contumace pour falsification de documents officiels, trafic d’influence et délit de fuite. Abderrahamne Bensebaâ, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été élu à la tête de l’APC d’Akbou, en 1997, sous la couleur FFS avant de rejoindre le RND et se porter ensuite lors de son dernier mandat, 2010 – 2012, sous la couleur d’un parti macroscopique dénommé PFP. Selon des sources concordantes, l’ex président de l’assemblée populaire communale d’Akbou se trouve actuellement en France. Rappelons que l’affaire remonte à l’année 2015 lorsque une dizaine d’élus à leur tête l’actuel président de l’APC, Mouloud Salhi en l’occurrence, ont saisi le tribunal administratif pour demander l’annulation pure et simple des délibérations. Effectivement, le tribunal administratif de Béjaia a annulé, le 11 janvier 2015 les délibérations portant approbation du budget primitif (BP) de la commune, s’ensuivra ensuite une enquête diligentée suite à l‘interpellation des autorités compétentes par les dits élus sur la liste indépendante dénommée “Akbou avant tout”. Durant les mandats successifs de l’ex maire Abderrahamne Bensebaâ, Akbou, malgré son potentiel économique et sa manne financière importante, butait à plusieurs problèmes de fonctionnement, une assemblée qui boitait compte tenu de plusieurs problèmes qui gangrenait son fonctionnement. Une commune grippée qui avait à son actif plusieurs projets bloqués dont on pourra citer le projet du stade communal qui bénéficiait d’une enveloppe de 50.000.000,00 Da, dégagée en 2008, et plus de 1000 projets inscrits et non réalisés dont le montant total de ces projets s’élevait à 1.221.000.000,00 DA sans compter l’excédent de recettes non dégagés depuis 2008 et le compte administratif non clôturé depuis 2005. La consommation du budget dont le gros est ventilé au chapitre équipement et investissement représentait, à l’époque, moins de 10% seulement.

À propos Hocine Smaâli

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