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Djerrad reconnait le contexte difficile que vit le pays Les sources de financement, la grande préoccupation!

En attendant, la finalisation du texte portant amendement de la Constitution qui sera soumis à référendum par le président Tebboune, Abdelaziz Djerrad jette un pavé dans la mare par reconnaitre le contexte difficile que connait le pays, marqué par la grogne du hirak qui a meublé les artères de la capitale, hier et qui était sous haute surveillance mais sur un autre volet, il rassure que l’Etat, et à coup de baguette magique, peut venir à la rescousse et concrétiser ce plan d’action qui serait une feuille de route du président Tebboune où il est partant pour la relance de l’investissement et de l’économie sans toutefois s’attarder sur le volet social et sur les transferts sociaux dans l’axe fondamental consacré à l’aspect social. D’emblée et conscient de la riposte des membres de cette Assemblée, le Premier ministre reste convaincu que son plan d’action ne souffre d’aucune ambiguïté et ne sera nullement entravé par la sempiternelle problématique de financement puisque à en croire ses propos la situation économico-financière du pays est reluisante et peut permettre à la concrétisation de sa feuille de route. Le Premier ministre, Abdelaziz Djerrad, a affronté, hier, les députés de l’Assemblée nationale pour exposer son plan d’action qui devrait répondre à l’impératif de la conjoncture socioéconomique du pays. Toutefois et lors de sa rencontre, hier, pour exposer sa feuille de route dans une Assemblée en proie à la dissolution, lors de la présentation du plan d’action du Gouvernement, que grâce à son programme qui repose sur celui du Président Tebboune, le Gouvernement est capable de dépasser la situation économique et financière difficile de l’Algérie». Toutefois et abondant dans la langue de bois, l’invité de la Chambre basse rassure que le Gouvernement saura faire face, avec responsabilité et constance, à la situation difficile et délicate que connaît le pays au plan socioéconomique », lors de cette plénière, présidée par Slimane Chenine, et du staff gouvernemental. Pour atteindre cet objectif, le Gouvernement s’emploiera à « l’élimination des dérives ayant marqué la gestion des affaires publiques de l’Etat et des incidences négatives des forces inconstitutionnelles sur la décision politique et économique du pays », a-t-il soutenu. Contrairement à son prédécesseur, l’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia qui nous bombardait les oreilles avec les chiffres qu’il exhibait, Djerrad adopte une autre stratégie qu’est celle de l’apaisement, et dira à propos de chiffres, que la situation financière du pays demeurait « fragile » et tributaire des fluctuations du marché mondial des hydrocarbures, citant « l’aggravation du déficit budgétaire en 2019, la hausse du déficit de la balance commerciale à 10 mds USD fin 2019, le recul des réserves de change de plus de 17 mds USD et la hausse de la dette publique intérieure qui a atteint 45% du PIB contre 26% en 2017 », en sus de « l’incidence financière importante résultant des décisions et engagements pris en 2019, qui s’élève à 1.000 mds DA, en l’absence des financements nécessaires à leur couverture». En dépit des difficultés et de la situation complexe, le Gouvernement « n’a pas cédé au désespoir », grâce « aux profondes réformes politiques et socioéconomiques » contenues dans le programme présidentiel, a affirmé le Premier ministre. L’orateur a fait part dans ce sens « de plans sectoriels d’urgence » à mettre en œuvre en vue d’améliorer les conditions de vie des citoyens, notamment dans les régions éloignées. Ces défis seront relevés à en croire sa prestation grâce à une dynamique globale et « un nouveau pacte » qui sera concrétisé par « le triptyque développement humain, la transition énergétique et l’économie du savoir et du numérique », en vue de libérer les initiatives dans tous les domaines. Ce plan destiné à la mise en œuvre du programme du président de la République, prévoit, dans le cadre de la consolidation de l’Etat de droit et de l’instauration de la nouvelle République, la révision par le Gouvernement « d’un ensemble de textes législatifs afin de consacrer les droits et libertés et ce, à la lumière des nouvelles dispositions qui seront consacrées dans la future Constitution du pays ». Ces libertés de réunion et de manifestation pacifique constituent les principaux socles pour le renforcement et la consolidation des libertés démocratiques qui couronneront le processus de réformes politiques profondes lancées depuis l’élection du président de la République ; le document annonce une révision « en profondeur » du « dispositif légal encadrant ce droit, en renforçant les garanties de l’exercice de la liberté de manifestation pacifique en tant qu’acte de civisme exercé loin de toutes formes de violence et dans le respect des lois de la République ». A ce titre, le document soutient que le cadre juridique régissant les réunions publiques sera adapté en tenant compte des évolutions politiques et sociales qu’a connues l’Algérie, précisant que ces réunions « seront désormais soumises au régime de la déclaration ». Le gouvernement s’est engagé également dans son plan à concourir « avec détermination à l’avènement d’une société civile libre et dynamique, capable d’assumer pleinement son rôle d’accompagnateur et d’évaluateur de l’action publique au service exclusif du citoyen ». Il compte, à cet égard, procéder à l’amendement de la loi relative aux associations et favoriser l’émergence d’une société civile libre et responsable en vue de « renforcer le rôle des associations et leur participation dans le processus de développement du pays et la gestion des affaires publiques ». Cette refonte s’appuiera principalement sur « la consécration du principe de la déclaration dans la constitution des associations, l’adoption de nouveaux mécanismes de financement transparents et efficaces, le renforcement du partenariat entre les instances publiques et le mouvement associatif, notamment dans les domaines d’intérêt général et la promotion de la place de la jeunesse et de la femme dans la vie associative ». Le Gouvernement a promis, en outre, d' »ériger la concertation avec les différents partenaires sociaux comme outil principal de gouvernance », affirmant que « le dialogue et la concertation se feront avec l’ensemble des acteurs politiques, sociaux et économiques, dans un esprit de participation et de partenariat ». »C’est dans ce cadre que seront exposées et débattues, en toute franchise et transparence, les principales questions économiques et sociales du pays dans un esprit de partenariat, de coopération et de compréhension». Le gouvernement s’est engagé, à ce propos, à « réhabiliter le Conseil national économique et social CNES dans son rôle de conseiller du gouvernement ». A l’évidence, Djerrad dit avoir saisi le président de la République pour la promulgation d’une autre loi qu’est la loi de Finances complémentaire 2020 pour corriger certaines irrégularités contenues dans la loi de Finances 2020. Le projet de plan d’action du Gouvernement pour la mise en œuvre du programme du président de la République s’articule autour de cinq chapitres dont le premier est axé sur un nombre de lignes directrices, en l’occurrence la refonte du dispositif législatif d’organisation des élections, la moralisation de la vie publique, la refonte de l’organisation et des modes de gestion de l’Etat et de ses démembrements et un exercice « plein » des droits et libertés. Le second chapitre traite de la réforme financière et du renouveau économique. Il y est notamment question de la refonte du système fiscal, de l’instauration de nouvelles règles de gouvernance budgétaire, de modernisation du système bancaire et financier et de développement de l’information statistique économique et sociale et de la fonction prospective. Le troisième chapitre est consacré, quant à lui, au développement humain et à la politique sociale. Le quatrième chapitre porte sur la politique étrangère devant être « dynamique et proactive », alors que le cinquième est dédié au renforcement de la sécurité et la défense nationale. Dans le préambule, le Gouvernement souligne qu’il entend relever les défis que traduit parfaitement la vision globale du président de la République, « vision nourrie des réalités politiques, économiques et sociales et inspirée des attentes exprimées, de manière claire et déterminée, par les citoyens et citoyennes ». Les débats se poursuivent sur ce plan d’action, en attendant l’intervention du Premier ministre sur les interrogations soulevées par les intervenants. Son adoption se fera le jeudi, c’est-à-dire demain matin.

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