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Point de Vue : Djerrad devant ses députés

Que va-t–il dire le nouveau Premier ministre à ses députés ? Des députés formés ou plutôt habitués, sur les anciennes mentalités et les réflexes politiques caducs d’autrefois. Donc, dépassés par les nouvelles idées, de la nouvelle République que les Algériens avaient passée, presque une année dans la rue, en aspirant à des changements réels. Pourtant, Djerrad, devant ses députés, avait reconnu la difficulté du contexte par lequel passe le pays. L’on fait de la réforme politique, en faisant d’abord changer les institutions élues qui ont eu pignon sur rue pendant des années et ce, grâce aux élections truquées et à la «contrefaçon» politique»…C’était à plusieurs reprises que l’on vote pour des APC, des APW et des APN, par le seul et unique moyen, qui va dans le sens inverse de la volonté populaire. Une réforme sérieuse, aspirant à l’édification d’une nouvelle République, pratiquement en rupture avec ce passé regrettable, doit nécessairement passer, indubitablement, par la voie des purges, ce n’est pas évidemment ou forcement, des purges staliniennes, mais de façon progressive et démocratique, appliquées dans un cadre transparent et clair de l’Etat de droit. Une Assemblée élue, héritée de l’ancien régime déchu, donc d’une légitimité ombrageuse, ne doit absolument être cautionnée. Le hic, de l’ancien régime, ce sont justement, ces assemblées qui ne sont qu’un pur produit et la figure de proue du régime déchu. Je demande pardon ! Ce ne sont pas les walis ou les chefs de daïra qui sont, à vrai dire, des simples commis de l’Etat et des exécutants administrateurs, tout en reconnaissant, bien sûr, qu’il y ait des walis et chefs de daïra et même des ministres, pis encore des militaires impliqués dans des affaires illicites. Nous souhaitons qu’avant l’achèvement de l’année en cours, l’Algérie voie la mise en place de nouvelles Assemblées élues, un nouveau Parlement élu aux suffrages directs ou indirects; l’essentiel que ça soit, dans un cadre de légitimité politique et suite à des élections légales et transparentes… Il faut mettre un terme à ce simulacre d’Etat…qui possède toutes les caractéristiques possibles, sauf d’un Etat moderne avec les normes encours, au XXIème siècle… Ce qui diffère un Etat moderne et respectable, d’un Etat fantoche, ce n’est rien que l’application rigoureuse du droit… un Etat de droit est un Etat moderne, inspirant respect et dignité, même, s’il n’est pas un pays industrialisé et technologiquement avancé. L’avancée industrielle et la maitrise de la technologie n’ont, au fait, pas réussi à sauver l’ex-URSS, une redoutable puissance mondiale, d’une chute libre qui était, malheureusement fatale…Ce n’était pas un Etat de droit….

À propos A. BenAbdellah

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