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Politique sociale du gouvernement Vers un nouveau SNMG

Il n’a pas été adéquat avec le niveau de vie de l’algérien au revenu médiocre. Combien même, à titre d’exemple, il était devenu extrêmement difficile dans certains cas de vérifier les salaires déclarés. « Que le SNMG soit aligné sur 22.000 DA ou 25.000 DA, le problème n’est pas là, l’essentiel est qu’il y ait preuve d’équité et de transparence » observe un économiste. Le gouvernement est décidé de passer à l’action. Finie l’ère où l’algérien était tenu responsable des irrégularités salariales. Des études socioéconomiques avaient montré que le salaire moyen de l’algérien ne devrait pas descendre moins de 30.000 DA. Alors que le salaire minimum garanti ne devait pas être loin. Il est admis de dire que la prochaine concertation gouvernement- partenaire social devra permettre de fixer le montant d’augmentation du SNMG. Il est clair que la politique sociale occupe une place centrale dans le projet de plan d’action du gouvernement. Celui-ci sera présenté mardi devant l’Assemblée populaire nationale (APN). Des mesures susceptibles d’assurer une vie digne au citoyen, y sont proposées. Le gouvernement compte en premier lieu « consolider » le pouvoir d’achat du citoyen, en s’engageant à « revaloriser le salaire national minimum garanti (SNMG), afin d’assurer au citoyen un revenu décent ». Le gouvernement engagera, à travers les mécanismes de concertation avec les différents acteurs et partenaires sociaux, la « détermination d’un nouveau SNMG permettant l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens et élaborera les textes nécessaires ». A propos des populations vulnérables, il s’agit de « garantir la promotion et l’amélioration de leur prise en charge. Ainsi des mécanismes transparents seront développés pour assurer le ciblage optimal des véritables bénéficiaires, dans un cadre légal et en impliquant le mouvement associatif ». Les actions du gouvernement visent « la protection et la promotion des personnes aux besoins spécifiques et leur insertion dans la vie active, par l’adoption d’une approche intersectorielle et en collaboration avec le conseil national des personnes à besoins spécifiques ». Lire aussi: De profondes mesures pour le développement humain. Il en sera de même pour « la protection et le bien-être des personnes âgées dont l’intégration en milieu familial constitue une priorité visant à assurer la cohésion sociale », par l’encouragement de « la médiation familiale et fournir une assistance pour la prise en charge des ascendants par leurs descendants et consolider les canaux de communication intergénérationnelle ». La protection et la promotion de l’enfance et de l’adolescence, à travers les programmes de solidarité en vue de « préserver l’intérêt suprême de l’enfant et garantir son épanouissement » est également inscrite dans le plan d’action gouvernemental. Dans ce cadre, le gouvernement œuvrera à « consolider les mesures visant à développer les capacités de l’enfant et à promouvoir sa participation et assurer sa protection des mauvais traitements et des dangers physiques et moraux et de toute forme d’exploitation ». Le plan vise, également, à « renforcer les mécanismes de placement en milieu familial et ce, à travers la promotion du système du recueil légal ‘KAFALA’ », et à « promouvoir les programmes de solidarité destinés aux jeunes par une approche basée sur l’écoute de leurs préoccupations, en impliquant les associations activant dans ce domaine (3.754 associations recensées) ». La préservation et la consolidation du système de sécurité sociale et de retraite sont, quant à elles, inscrites en tant qu' »action prioritaire du gouvernement ». Le cadre législatif et réglementaire de la lutte contre la fraude et le contrôle médical « sera renforcé et soutenu, notamment par la mise en place de la cartographie sur les pratiques d’évasion parafiscale ». Par ailleurs, le processus de contractualisation entre les caisses de sécurité sociale et les établissements publics de santé sera engagé, à travers « la généralisation de la phase test de facturation à blanc, avant l’entame progressive de la phase de facturation réelle ». Au titre de la retraite, le gouvernement « encouragera la création de la branche retraite complémentaire au sein de la CNR et de la CASNOS pour améliorer le pouvoir d’achat des retraités bénéficiaires et contribuer au redressement des équilibres financiers de la branche retraite ». Concernant l’accès au logement, le gouvernement « reste déterminé à trouver les réponses idoines en garantissant l’accès du citoyen à un logement décent, selon des formules adaptées, en ciblant en priorité les ménages à faibles revenus ». Dans ce cadre, il « s’engage à intensifier la production de logements, à mobiliser et à orienter plus efficacement les ressources financières nécessaires et à assurer l’équité et la justice sociale ».

À propos B.H.

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