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Le Premier ministre sera face aux élus de l’APN ce mardi: Premeir grand test pour Djerrad?

Algerie: 28.12.2019 Abdelaziz Djerad Premier ministre

Le président, rappelons, a reconnu que la situation socio-économico-financière du pays était peu reluisante. Pourtant, on annonce la tenue incessamment pour décembre 2020 des élections législatives qui seront suivies par les communales pour élire entre autres les futurs sénateurs. D’ores et déjà, le spectre de la dissolution plane sur la Chambre basse au moment où le président de la Chambre haute refuse de céder son poste puisque installé comme intérimaire après que Aek Bensalah et conformément à la Constitution, a géré le pays en tant que chef d’État par intérim avant les présidentielles du 12 décembre 2019. Rien ne va plus au Sénat qui, pour rappel, est une institution qui ne peut légiférer. Salah Goudjil, l’actuel intérimaire, tient dur comme fer à son poste, ce qui hélas nous renvoie vers le triste épisode de Saïd Bouhadja, l’ex-président de la Chambre basse. Salah Goudjil dont l’âge est avancé, puisque âgé de 90 ans, refuse pour l’instant un président élu au niveau du Sénat, selon la loi organique et le règlement intérieur. Les sénateurs que nous avons rencontrés, l’accusent de violation de la loi en vigueur pour rester président sans titre au niveau de cette institution. Tout le dispositif législatif national sera revu après le Référendum qui sera soumis fin mars 2020 aux Algériens pour approbation, selon une source concordante. Cependant, on y va crescendo vers la promulgation incontestée de plusieurs lois comme celle relative au code de wilaya et celui communal pour booster la finance communale et réguler les budgets de la collectivité locale. Dans ce sillage, d’autres chantiers attendent le président Tebboune entre autres, le code électoral et celui sur les partis politiques devant le nombre considérable de formations politiques qui pullulent. A court terme, il est prévu l’amendement de la Constitution avant de mettre un bémol aux supputations sur l’avenir des deux Chambres parlementaires que sont le Sénat puis l’APN.
En attendant fin 2020, les Algériens seront une autre fois appelés face à des élections législatives puis des élections locales dites jumelées que sont les communales et celle des wilayas. Tous ces rendez-vous électoraux sont inscrits sur l’agenda de Tebboune, interpellé à mettre de l’ordre dans la maison Algérie, au moment où la Rue hurle encore et les ménages crient leur marasme et où le front social incite à plus de rigueur. Beldjoud a indiqué que les walis ont comme mission principale de « procéder en toute urgence au diagnostic de la situation locale, cité par cité, et intervenir rapidement pour prendre en charge les préoccupations urgentes de la population ». « Il est inconcevable de voir en 2020, et en dépit des budgets colossaux alloués, des écoles sans électricité et sans chauffage, des cités sans eau et des routes défoncées », a déploré le ministre, estimant que cela est la responsabilité de tous, à commencer par l’élu communal en passant par le chef de daïra, le wali et le ministre. Rappelant que le mouvement dans le corps des walis et des walis délégués s’inscrit dans le cadre du programme du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui s’était engagé à « opérer des changements dans divers domaines pour une Algérie nouvelle », le ministre a mis l’accent sur l’importance « d’adhérer efficacement et sincèrement » à cette démarche au service du pays. En attendant la validation du programme du président de la République par le Parlement, les responsables locaux doivent entamer le changement en se rapprochant davantage des citoyens afin de connaître leurs difficultés et contraintes quotidiennes et œuvrer à les résoudre, selon les consignes du ministre de l’Intérieur. Dans le cadre des différentes formules de développement local, « des projets de développement n’ont pas été lancés, donc il y a beaucoup d’argent non consommé à exploiter dans les meilleurs délais pour améliorer les conditions de vie des citoyens », ajoutant qu’à défaut, le président de la République s’est engagé à mobiliser les budgets nécessaires à cet effet. A l’évidence, « on peut faire avancer les choses avec de la volonté », a souligné le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, mettant en garde contre les sorties de terrain « inefficaces ».

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