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Pour freiner les constructions anarchiques: Intégrer les terrains vagues dans le PDAU

Malgré les coups de butoir assénés par les pouvoirs publics de la wilaya d’Oran, contre les bidonvilles et les opérations de relogement des familles dans des habitations flambant neuves, érigées à coup de milliards de dinars, le phénomène des terrains vagues dans la localité de Sidi Bachir, à l’Est d’Oran, est une menace réelle et persistante pour l’environnement et le cadre urbain local. On se souvient qu’en décembre 2018, une grande opération de relogement de 1.600 familles avait eu lieu dans l’un de bidonvilles les plus imposants de Sidi Bachir et tout portait à croire que le phénomène des abris illicites, montés en plastique, en toile ou en zinc par des indus personnes étrangères à la région, allait prendre du recul mais c’était sans compter sur la folle ardeur et les convoitises occultes de ces terrains vagues autour du hai Sidi Bachir, qui sont perçus comme étant une vraie source de nuisance et une cause de dégradation de l’état de l’urbanisme, faute de projets d’investissement. Ces terrains vagues qui entourent cette localité agricole par excellence, nourrissent sans cesse les intentions malicieuses des adeptes de l’illicite. De même que des décharges sous ses différentes formes se sont accumulées autour des terrains mitoyens aux constructions anarchiques. «Permettez-nous, nous habitants de Sidi Bachir, de demander qu’une attention particulière sur ce hai soit accordée par les autorités locales à l’effet d’y mobiliser les moyens humains et matériels conformément aux prérogatives de celles-ci pour freiner l’ampleur des bidonvilles et des atteintes à l’urbanisme et aux terrains vagues limitrophes à la localité de Sidi Bachir», écrit à cet effet un collectif d’habitants de hai Sidi Bachir. Ce dernier suggère une «batterie de mesures» dont entre autres le raccordement de la double voie plus connue par la nouvelle route reliant le 4ème boulevard périphérique et le cimetière de Sidi Bachir jusqu’à la route nationale N 11 Oran-Mostaganem, ce qui va permettre, selon lui, de désengorger l’axe routier asphyxié par la circulation menant vers le cimetière et qui continue à ce jour de faucher à la vie quotidiennement des paisibles citoyens, le lancement de projets d’aménagement et de valorisation urbaine sur l’axe routier principal de Sidi Bachir séparant la RN 11 au cimetière, la création de différents activités d’animation dont des locaux de commerce, des cafés et des restaurants, ce qui va permettre de réduire le chômage et inciter les autochtones à ne pas quitter la région et à s’y investir. L’autre problème que relève le collectif d’habitants de Sidi Bachir a trait à l’éclairage au niveau du cimetière qui se trouve dans un état catastrophique. Il est également suggéré d’intégrer «une superficie de 115 hectares de terrains vagues mitoyens à Sidi Bachir dans le projet du Plan directeur d’aménagement urbain (PDAU) de la commune territoriale de Bir El Djir et ce, afin de contrecarrer la mauvaise utilisation de ces terrains vagues qui sont vierges mais arides, faute d’irrigation agricole. Ces propositions servant l’intérêt général concourent vers le bien-être et convergent dans les sens d’une amélioration du cadre de vie quotidien des citoyens de Sidi Bachir notamment ceux mitoyens aux zones et terrains vagues qui ont grandement besoin d’être urbanisés», conclut un agriculteur de la région, Chérif Bouzerzor, qui fait partie du collectif de Sidi Bachir.

À propos B.Habib

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