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Point de Vue : Sommes-nous en pleine saison des réformes?

Maintenant, c’est autour du secteur du commerce, un des secteurs les plus compliqués où la magouille bat son plein, pour lui faire subir les réformes qui s’imposent. Justement, je me suis tout le temps posé cette question: Comment entamer cette réforme? Tout est à revoir de fond en comble. Parait–il que l’on va procéder par l’enjeu juridique en révisant le code du commerce. C’est déjà pas mal comme procédure. Mais le vrai défi, à notre sens, ce n’est autre que le commerce illicite, qui se pratique hors normes, hors la loi, hors règlement !! Ce sont ces gens, ces commerçants qui donnent, cyniquement, l’impression que l’Etat n’existe pas. Le commerce parallèle fait rage en Algérie et le trésor public subit annuellement des pertes énormes, notamment, du point de vue de l’évasion fiscale. Ce sont de gros commerçants, des négociants, des grossistes qui ne payent pas un sou comme impôts. Et ce sont, également, des petits commerçants à la criée, des légumiers –fruitiers, des marchands de puces. Relativement, ils ne gagnent pas beaucoup, peut-être, mais, ils gagnent quand même. Le problème dans tout ça, c’est qu’ils ne payent pas, eux aussi, leurs impôts. Pis encore, ils ne payent même le droit de la place, qu’ils occupent, illégalement, et l’encombrement qu’ils provoquent sur la voie publique… Le secteur du commerce a besoin d’une opération d’envergure qui doit s’étaler sur des mois afin d’apporter les réformes nécessaires à un créneau occupé à plus de 50 pour cents par des groupuscules maffieux. Il a tout le temps existé une maffia du secteur du commerce qui s’activait, néanmoins, dans un cadre restreint, de limites à ne jamais dépasser. Cependant, depuis les vingt dernières années, toutes les limites ont été transgressées. Mêmes les services administratifs de l’Etat, chargées de la répression de la fraude, du contrôle de la qualité, de l’hygiène et tout autre respect de règlements, ont été atteints par la rage de magouille et de l’argent sale. De par ma modeste connaissance de ce secteur brûlant, je ne crois pas que la mission du nouveau président de la république sera être facile, aussi facile qu’il le croit. Notamment, face aux gros importateurs, également à ceux qui ne sont pas habitués à s’acquitter de leurs droits fiscaux. Que ce soit, parce qu’ils savaient pertinemment que l’Etat n’existe que théoriquement, ou bien parce qu’ils pouvaient, sans grande peine, acheter tout le monde y compris les responsables et les agents des différentes administrations de l’Etat.

À propos A. BenAbdellah

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