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Pôle & Mic : Le Sud vit mal !

Des jeunes universitaires du Sud ont brûlé leurs diplômes au vu et au su de tout le Monde. La vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux. Ils réclament du travail. Ils contestent, directement ou indirectement, le recrutement à Sonatrach. Le recrutement dans les «grandes» entreprises publiques a toujours été un sujet à «polémique». Pour les jeunes diplômés du Sud, ils seraient «ignorés» et «exclus» par le système alors que c’est le Sud qui produit de la richesse et de la rente. Directement ou indirectement, ils voudraient être un « peu » privilégiés dans le recrutement dans le Sud. Ils ont tort ou raison, ce n’est pas ça le problème, car chaque citoyen a le droit au travail. Au Sud, la vie est plus difficile qu’au Nord. Il n’y a pas trop d’investissement dans le Sud sauf dans le secteur des hydrocarbures. En Algérie, l’université a formé plus qu’il en faut de «diplômés». L’université algérienne n’a jamais été soucieuse de la demande du marché. L’université algérienne est restée en marge de la réalité du terrain et du développement. Ni le pouvoir, ni les pouvoirs qui se sont succédé, se sont toujours préoccupés du Nord. Le Sud n’a jamais été au centre des préoccupations jusqu’au jour où les chômeurs du Sud se sont organisés pour crier leur colère et demander des postes d’emploi. Comme cette contestation est survenue juste après le « printemps arabe », le pouvoir a acheté la paix sociale dans toutes les régions du pays sans pour autant voir que le Sud est « sinistré ». Les activistes du Sud ont subi les pires sévices et violences de la part du régime de Bouteflika en croyant que cette violence contre des « leaders » irait à régler le problème. Avec le Hirak, ils sont des milliers de leaders au Sud et qui veulent une amélioration de leur vie. Ils veulent du travail. Ils veulent être considérés comme des citoyens. L’acte de ces jeunes devrait interpeller les responsables du pays que rien ne va au Sud. Il faut un programme spécial de développement au Sud et d’amélioration de la qualité de la vie au Sud. Les villages au Sud sont comme une caserne. Le Sud a aussi besoin de culture, de sport et d’art. Le Sud vit mal.

À propos B. Nadir

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