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Point de Vue : Souhaitons-nous, prompt rétablissement à notre santé publique?

Je n’ajouterai absolument rien à la connaissance de nos chers citoyens, en disant que le secteur de la santé ne va pas, uniquement mal, mais de plus en plus mal. D’abord interrogeons-nous, pourquoi? Pourquoi la situation s’est-elle, radicalement, détériorée atteignant ce paroxysme? Et puis, y a-t-il ou bien y aurait-il un plan de sortie de crise, quelque part, chez nos gouvernants? Le nouveau gouvernement – bien dire nouveau régime – est-il en train de faire le nécessaire en vue d’apporter le soulagement qui s’y impose à notre secteur de la santé. Par quoi, faudrait-il commencer, afin de rendre efficace tout action de redressement, du secteur? Par le public ou par le privé? Non! Il faudrait commencer par les éléments maffieux qui s’y tiennent anguille sous roche, que ce soit dans le privé ou dans le public …C’est, sans contestation, la cause la plus destructrice dans tous les secteurs vitaux du pays et pas uniquement, celui de la santé publique… Et aucune maffia, je dis bien aucune, ne saurait être vaincue, de façon définitive, sans le rétablissement d’un Etat de droit. Et cela ne saurait être réalisable, sans une autorité judiciaire autonome, avec des magistrats libres de toute influence, se vouant uniquement à leur âme et conscience. Cette situation ne saurait devenir une réalité vécue, sans une réforme du système judicaire algérien, dans le fond et dans la forme. Nous n’avons rien contre nos personnels médical et paramédical ainsi que le personnel de logistique. Il y a, dans l’ensemble, des gens honnêtes et compétents qui servent dans nos établissements hospitaliers, qui font leur devoir avec abnégation et parfois plus, en dépit des vents et marées qu’ils rencontrent. Le second problème qui achoppe la bonne marche du secteur de la santé, c’est bien l’organisation structurelle du secteur. Cette organisation disons cette désorganisation avait dégénéré des gros problèmes, quant à l’efficacité des moyens humains et matériels considérables mis à la disposition de ce secteur. Par exemple, il y a des régions géographiques qui sont bien entretenus par les autorités du point de vue, moyens humains et matériels, au détriment d’autres régions moins favorisées. Cette situation aurait fait, en sorte, que les patients des régions défavorisées vont se drainer vers les régions bien entretenues. Ce qui va créer des surcharges et des pressions inutiles. C’est quand nous constatons des gens de Béchar ou d’Adrar qui se ramènent à Oran, pour se bien soigner !! Pourquoi donc, il n’y a pas une égalité dans la disponibilité des moyens dans ces deux wilayas, pour que ces patients, d’abord, n’endurent pas à cause des charges insupportables des déplacements… et ensuite, ne créent pas l’encombrement chez les autres.

À propos A. BenAbdellah

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