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Pôle & Mic : Des sujets qui fâchent!

Pourquoi lors de la campagne électorale, aucun des cinq candidats n’a osé parler des sujets qui fâchent, genre exploitation du gaz de schiste ou impôts sur la fortune ou autres. Ils ont tous été «gentils» en promettant monts et merveilles et en indiquant qu’ils useront de tous les moyens pour faire face à la dépendance du pétrole. Les dernières révélations de Tebboune ont comme remué le couteau dans la plaie en laissant croire que notre «survie» dépend de la rente pétrolière et que nous sommes obligés d’aller vers l’exploitation du gaz de schiste. Ce vendredi, le Hirak a exprimé son refus à toute idée de l’exploitation du gaz de schiste. Que va faire alors le gouvernement et Tebboune? Sur les réseaux sociaux, on sent de la colère. Nous ne sommes plus dans les années 80 ou 90, le citoyen dispose de l’internet et se renseigne sur un sujet «polémique». Personne ne peut le manipuler comme dans le passé. Aujourd’hui, cette question du gaz de schiste nous renvoie sur le mode de gouvernance et aussi le mode de vote. Chez nous, l’actuelle APN est dans l’incapacité de faire face au président et ne peut pas renverser la vapeur. Elle est décriée et «détestée», car formée de l’ancienne garde qui défendait Bouteflika. Elle n’a jamais joué son rôle de défense des droits du citoyen. Chez nous et malgré la contestation sur la loi de finance et loi sur les hydrocarbures, les deux lois sont passées comme une lettre à la poste. A décrypter les interventions de Tebboune, la dissolution de cette APN n’est pas pour demain. Elle ne pourrait être envisagée qu’après le mois de juin. D’ici juin, beaucoup d’événements surviendront. Un parlement représentatif et «fort» est le seul à garantir une certaine démocratie et que la voix du peuple soit entendue. C’est pour de telles raisons que dans les démocraties avancées, on voudrait introduire l’histoire du «carton rouge» pour le premier ministre ou le président de la République où il est question d’un référendum pour se prononcer pour ou contre son départ dès qu’il défraye la chronique ou tente d’imposer une loi qui divise ou qui pourrait mettre en péril l’Etat, la Démocratie, la Liberté ou l’environnement. Ce carton rouge pourrait être brandi par des «grands électeurs» ou un «panel d’élus» ou autre. Chez nous, il faudrait, à l’avenir, y penser pour mettre à l’improvisation politique. Aujourd’hui, il est préférable que tous les sujets qui fâchent soient discutés et débattus. Il est temps de rompre avec la rente du moment que le citoyen semble être disposé à se sacrifier pour faire face à la crise économique à condition qu’il y ait de la volonté politique et que tout se fasse dans la transparence.

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