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Conflit magistrats-ministère de la Justice : Le SNM prêt à suspendre sa grève si…

Le Syndicat national des magistrats (SNM) est désormais dans l’attente d’une réponse de la tutelle suite à une médiation engagée, avant-hier, par le Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH) entre les deux parties dans le conflit qui oppose les deux parties depuis le 27 octobre dernier lorsque les magistrats ont déclenché leur mouvement de grève illimitée. Le SNM se dit prêt à geler momentanément sa grève si le ministère fait un geste concernant les mutations décidées par le Conseil national de magistrature et contestées des magistrats.
Le président du CNDH, fraîchement installé, Bouzid Lazhari, a en effet reçu, hier, le secrétaire général du SNM, Issaad Mabrouk. Il affirme que les magistrats «sont prêts à reprendre momentanément du service si la tutelle revoit sa décision concernant les mutations. Abdelwahab Mardjana, secrétaire général du CNDH, contacté par la rédaction de la chaîne 3, nous confie que pour «les magistrats, c’est une condition sine qua non». Il est proposé «l’installation d’un comité ad hoc qui procédera à l’étude des dossiers des magistrats pénalisés par ce mouvement», précise-t-il avant d’ajouter que «le président du CNDH appelle à un dialogue serein pour un règlement définitif dans les plus brefs délais». A rappeler que cette grève jugée «illégale» a été déclenchée suite à la décision du ministère de la Justice d’opérer un vaste mouvement dans le corps des magistrats qui devait toucher quelque 3.000 d’entre eux. Depuis, un bras de fer entre les deux parties s’est installé paralysant ainsi les tribunaux et laissant les justiciables dans un désarroi total. Ensuite, c’est une véritable guerre des communiqués qui a pris le relais. Mais le ministère de la Justice avait alors décidé d’opter pour une politique moins expéditive en laissant entendre que les portes sont toujours ouvertes pour un dialogue sincère et constructif. Mais le dernier incident au niveau de la Cour d’Oran a envenimé les choses et on est revenu à la case départ. Le ministère de la Justice, dans son dernier communiqué, a annoncé avoir ordonné l’ouverture d’une enquête approfondie sur les incidents survenus dimanche à la Cour d’Oran pour « déterminer les responsabilités et éviter que de tels faits ne se reproduisent », a indiqué lundi un communiqué du ministère. « Le ministère a ordonné l’ouverture d’une enquête approfondie sur ce qui s’est passé pour déterminer les responsabilités et éviter que de tels faits susceptibles de ternir l’image de la magistrature, ne se reproduisent », précise le communiqué. « Le ministère déplore ces agissements qui ont conduit à l’intervention des services de sécurité et entraîné des incidents qui auraient pu être évités si les différentes parties avaient fait preuve de retenue » », ajoute la même source, soulignant que le ministère « privilégie toujours la voie de la raison et du dialogue pour parvenir à une solution garantissant l’intérêt du magistrat et des justiciables et l’intérêt suprême de la société, à la veille d’une échéance cruciale pour l’avenir du pays ». Les magistrats grévistes de la Cour d’Oran s’étaient, rappelle-t-on, rassemblés dimanche dans l’enceinte même de la Cour, tentant d’empêcher l’ouverture de la session criminelle, avant l’intervention de l’unité de maintien de l’ordre de la Gendarmerie nationale. Des échauffourées s’en sont suivies entre les magistrats protestataires et les forces de l’ordre. Après cette intervention, l’unité de maintien de l’ordre de la Gendarmerie nationale s’est retirée et les magistrats ont poursuivi leur rassemblement au sein même de la Cour.

À propos B.L.

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