Infos
Accueil » Actualité » Ils se disent contre le mouvement décidé par le ministre de la Justice : Les magistrats se rebellent

Ils se disent contre le mouvement décidé par le ministre de la Justice : Les magistrats se rebellent

Alors que les robes noires ont haussé le ton pour interpeller l’actuel Garde des Sceaux sur l’impérative révision du code pénal et celui des procédures pénales en cette conjoncture particulière, à quelques encablures de la tenue des futures joutes électorales prévues pour le 12 décembre prochain, les magistrats, à leur tour, débrayent. Ils souhaitent l’annulation ou le gel de cette décision de mouvement opéré par le ministre de la Justice, jugeant cette décision grave qui n’arrange nullement leurs intérêts. Toutefois, les magistrats rejettent la décision de Zeghmati quant au dernier mouvement opéré qui les oblige à sillonner le pays en guise de rotation pour faire bénéficier les régions désenclavées de l’Algérie profonde et celles du Sud du pays de l’expérience des magistrats. Ils refusent et rejettent énergiquement cette option qui va «à contre sens de leurs intérêts» et «souhaitent l’annulation ou le gel de cette décision». Ils refusent et rejettent énergiquement cette option qui n’est pas encore entrée en vigueur. Cependant, ce mouvement opéré par le ministre de la Justice est perçu par eux comme «une sanction» puisque des chamboulements et des bouleversements iront certainement se greffer suite à ce mouvement. Sur les 6.000 magistrats, la moitié, soit les 3.000 autres sont concernés par ce mouvement. Cela suppose que les magistrats retenus iront exercer dans d’autres régions du pays au lieu de se pérenniser dans la capitale algéroise, selon nos sources que nous avons rencontrées, hier, au niveau du tribunal de Sidi M’Hamed à Alger, au moment où les magistrats ont observé un bras de fer qui les opposera désormais à leur tutelle. Dans ce brouhaha, le syndicat des magistrats reste dans l’expectative puisqu’il est interpellé à réagir et à jouer le rôle de médiateur auprès de Zeghmati pour geler, pour l’instant, cette décision. Les citoyens que nous avons rencontrés près du tribunal de Sidi M’Hamed à Alger où ils ont l’habitude de venir quotidiennement pour s’enquérir des nouvelles de leurs proches emprisonnés, ne comprennent pas une telle réaction de la part des magistrats concernant le mouvement. Selon eux, au moment où des centaines de prisonniers d’opinion politique croupissent dans les prisons, les magistrats ont jugé ceci comme peu important alors quand la tutelle les a touchés de plein fouet dans leurs intérêts, ils ont vite haussé le ton et recouru au débrayage pour l’annulation de cette décision, nous dit un sexagénaire, père d’un jeune détenu à la prison d’El Harrach. Le mouvement n’a pas été suivi à 100% à Alger, en attendant la médiation du SNM qui devra trancher après concertation avec le ministre de la Justice pour aujourd’hui, croit-on savoir auprès d’une source concordante.

À propos Nadira FOUDAD

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*