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Poutine a réuni tout le continent à Sotchi : Quand la Russie veut revenir en Afrique

Comment ne pas l’admettre puisque Moscou veut un terrain conquis semble-t-il par d’autres pas du monde à l’image de la France qui délocalise ses entreprises en Afrique depuis voilà plusieurs années et les Etats Unis dont les compagnies pétrolière et autres sociétés sous traitantes emplissent le Sahara de l’Afrique. Ce sommet a réuni pratiquement tous les leaders de l’un des plus grands continents du monde. Moscou veut-elle sa part du gâteau en Afrique ? Cette partie du monde est une vraie terre d’investissements. L’Afrique, forte de plus d’un milliard d’habitants, est à priori riche en gisements miniers. Diamants, or, pétrole, phosphate, gaz, autant de richesses dont la Russie en est folle. Les États-Unis, la Chine et l’Europe se disputent depuis des années le droit de mettre en valeur ces ressources naturelles. Alors que l’actualité internationale ne prête son attention qu’aux épidémies et aux conflits en Afrique, la Russie veut tenter son pari d’explorer ce continent au plus fort de sa crise économique. Les secteurs touristique et énergétiques constituent la seule image positive que le monde retient de ce continent alors qu’il y a forcément un autre enjeu aussi stratégique et pas seulement économique. Les idées « préconçues » sur ce continent n’arrivent pas pour autant : maladies terribles, crime débridé, animaux sauvages et mœurs culturelles extravagantes des locaux…la Russie a un autre regard sur l’Afrique. Dans tous les cas, les idées des Africains sur le monde extérieur se forment souvent elles aussi sur la base de stéréotypes. S’ils ont certaines connaissances sur l’Europe et l’Amérique depuis la colonisation, leur idée de la Russie est très vague. Ainsi, le sommet Russie-Afrique est-il une opportunité offerte sur un plateau pour la Russie pour divulguer ses idées ses programmes et ses ambitions de partenariat Ouvert à Sotchi, ce sommet devrait permettre aux politiciens, aux hommes d’affaires et aux citoyens ordinaires de mieux se connaître, de se fréquenter et de parler le même langage : les affaires et rien que les affaires. Il est vrai que le Forum met l’accent sur la coopération économique. Mais son ordre du jour n’a pas l’air de se limiter à cela. L’énergie, la science, l’éducation, le transport, les investissements et le génie civil: toutes ces questions seront examinées par les participants au sommet du 23 au 24 octobre. Le sommet Russie-Afrique a attiré les leaders de plus de 40 États africains. Ces derniers sont accompagnés par les représentants du monde des affaires, des structures étatiques et des organisations intergouvernementales – notamment une délégation de l’Union africaine. Tenter l’expérience en Afrique n’est pas aussi rude que l’on croit pour la Russie qui dispose d’un arsenal technologique de pointe et des réseaux divers. Grâce à la liste très solide de participants, ce sommet veut convaincre sur les prétentions de Poutine même s’il est admis que les pays africains auront leur mot à dire. Un sommet donc qualifié de «sans précédent» et «marquant» longtemps avant son ouverture. La première séance plénière du forum se déroule au parc de la science et des arts Sirius à Sotchi. Elle a été ouverte par les Présidents russe et égyptien, suite à leurs négociations bilatérales. Outre la coopération économique et commerciale, les leaders ont examiné le rétablissement des vols charter suspendus à la fin de l’année 2015 après la catastrophe de l’avion russe A-321 au-dessus du Sinaï. Un autre sujet qui était évoqué par Vladimir Poutine et Abdel Fattah al-Sissi, est lié au Moyen-Orient: les chefs d’État ont débattu des moyens de prévenir la migration des terroristes de Daech* depuis la Syrie vers le continent noir. Il est à noter que, selon le Président russe, se sont habituellement les pays africains qui proposent de coopérer dans le domaine de la sécurité. «Ils comprennent qu’il faut savoir protéger leur indépendance et leur souveraineté. Cela constitue un encouragement supplémentaire pour la coopération avec la Russie, qui a une expérience riche en matière de lutte contre le terrorisme», explique Vladimir Poutine. La prévention des menaces extrémistes est une motivation forte – mais pas du tout unique – des contacts entre les structures de force russes et africaines. La migration clandestine, la contrebande et le trafic de stupéfiants constituent des secteurs problématiques en Afrique, où l’expérience de Moscou est toujours en demande. «Les traditions de notre coopération militaire et technique ont des racines profondes. Elle s’est formée encore dès les premières étapes de l’établissement des États africains et a joué son rôle dans la lutte des peuples du continent pour leur indépendance», estime le Président russe. Selon lui, plus de 30 pays d’Afrique ont des accords avec la Russie dans ce domaine. Ces ententes prévoient la livraison d’un «large éventail d’armes» vers le continent, la formation des troupes et la maintenance du matériel militaire. «Une partie des armes est transmise gratuitement. Mais il s’agit d’une pratique ordinaire, adoptée par tous les principaux pays du monde», a souligné Vladimir Poutine. Au cours du sommet, la Russie devrait signer un accord de coopération militaire avec un autre pays africain: le Nigeria.

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