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Diaspora Algérienne établie à l’étranger : Ces cadres et chercheurs oubliés

Celui qui a dit que la politique influe sur l’économie n’a pas tort. La diaspora algérienne de l’étranger a son mot à dire dans la crise économique aiguë que vit le pays. A commencer par les cadres et les diplômés des grandes universités internationales fraîchement installés dans leurs postes. Quel est leur apport pour sauver le pays? Leur fera-t-on appel en ces moments délicats de tentative de sortie de crise? Oubliés et à l’écart de ce qui se passe en Algérie, les compétences algériennes à l’étranger ont pourtant un rôle à jouer. En tous cas les Algériens sont plus nombreux en Europe que les marocains ou les tunisiens. Un chiffre qui donne le tournis. Ils seraient en effet près de 99.000 chefs d’entreprises d’origine algérienne installés à l’étranger. Forte de 7 millions de personnes, la diaspora algérienne établie à l’étranger peut désormais prétendre à jouer une «carte» au service de l’Algérie. Comment ne pas l’admettre alors que le pays a grandement besoin de sa communauté expatriée en ce moment fort d’incertitude économique qui plane. C’est à se demander pourquoi ils n’investissent pas dans leur pays d’origine? Dotée d’un pouvoir d’influence grâce à leurs bagages et armés d’idées et de projets d’investissement, ils nourrissent l’espoir de contribuer au développement de l’Algérie comparé à ce que font les autres communautés étrangères des pays voisins ou arabes. Cherchent-ils un climat prospère pour se rendre utile à leur patrie?
Il est évident qu’en ces moments pénibles qu’on reconnaît les siens. C’est un levier économique capital censé être valorisé. Le réseau des entrepreneurs algériens de l’étranger s’est bien développé. Aidé en cela par les technologies de communication, il s’est avéré excellent en savoir faire à l’image du management, les Smart Phones, marketing et autres finances et robotique. Industriels, patrons d’entreprises, médecins, consultants, dirigeants de cliniques, constructeurs aéronautiques, l’étranger en est devenu adepte et dépendant. A un moment où l’Algérie se trouve enfoncée dans une crise politique aiguë, doublée d’une situation économique délicate, en quoi la diaspora Algérienne établie à l’étranger, forte de 7 millions de membres, dont 600.000 cadres, pourrait-elle contribuer à la sortir de l’ornière? S’exprimant, lundi, à l’émission l’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio, le président du Réseau des Algériens diplômé des grandes écoles (REAGE) estime que cette dernière ne peut faire « ni plus, ni moins » que ce que font les autres communautés expatriées d’autres pays. Il signale que nombre d’Etats ont développé avec succès des liens étroits de coopération avec leurs concitoyens à l’étranger. M. Fatah El Ouazani rappelle que la diaspora Algérienne, avec ses 600.000 cadres, chercheurs, universitaires et chefs d’entreprise est dotée de capacités d’investissement et de décision susceptibles d’être mises au service de son pays. Se montrant toutefois sceptique, il relève que ce « levier stratégique de développement » reste encore ignoré. L’intervenant explique, d’autre part, le peu d’investissements productifs des membres de cette communauté dans leur pays, par l’absence d’un cadre institutionnel, ajouté, dit-il, par une confiance qui s’est, peu à peu «érodée» par suite des promesses non tenues de politiques et en dépit de l’organisation de forums, d’universités d’été, lesquels n’ont jamais été suivis d’effets. Se faisant, le porte parole de la «frustration» de ces derniers, M. El Ouazani déplore, en outre, l’absence latente en Algérie, d’interlocuteurs, de mécanismes et de dispositifs, pouvant être mis à la disposition des membres de la diaspora désireux d’investir ou de représenter leur pays à l’étranger. Pour l’invité, il y a lieu de sortir de cette situation, en s’inspirant des exemples d’autres pays, tels la Chine ou l’Inde, lesquels ont reconnu l’apport important qu’a constitué l’apport de leurs ressortissants à l’étranger dans leur développement.

À propos B.H.

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