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Dons d’organes : Les Algériens toujours sceptiques !

Une rencontre est prévue début septembre avec les responsables de l’Agence nationale de greffe d’organes, qui compte 31 antennes au niveau national pour faire le bilan de cette année et celle de 2018. Pourquoi tous les ministres qui avaient à gérer le secteur de la santé n’avaient pas promulgué une autre loi pour faire tomber celle de 85/05 qui était devenue obsolète. Même si la dernière loi sur la santé a été élaborée au forceps après plusieurs tergiversations et remue-ménage cela n’a pas empêché certains praticiens d’élever leurs voix pour leur marginalisation dans l’élaboration de la controversée loi sur la santé, adoptée en Mai 2018 par les deux chambres parlementaires pour clarifier et apporter leur contribution de ce chapitre réservé aux dons des organes en général. Les lois existent en matière de dons d’organes alors que faut-il pour instaurer un climat de confiance entre les médecins ophtalmologues et les parents ou familles des personnes décédées pour les convaincre de faire dons de leurs organes pour sauver des vies et contribuer à rendre la vie facile à ceux qui souffrent de la détérioration de ces organes, s’est interrogée le Pr Louisa Chachoua présidente de la commission santé du Senat. Le cri de désespoir de Louisa Chachoua sera-t-il entendu par les pouvoirs publics puisque on ne comprend plus pourquoi le système de santé algérien et les ministres qui se sont succédés à ce portefeuille n’ont-ils pas procédé au changement dans les lois puisqu’il a décidé en 1985 l’arrêt des «greffes de cornets» pour les patients atteints de maladie de décollement de rétines et autres alors que ceci était possible en Algérie avant cette date. Côté ophtalmologie, la greffe de cornet coûte à l’Algérie 21 millions de centimes en dépit du fait que la rétine est gratuite car l’Algérie, selon elle, ne paye que le prix du transport et sa conservation après son importation des USA. Comment faut-il instaurer la confiance pour convaincre les plus récalcitrants parmi les familles en deuil de faire dons des organes de leurs chers qui viennent de rendre l’âme. Voilà une question qui taraude l’esprit des patients, selon notre interlocuteur que nous avons contacté, hier, le Pr Boudedja ophtalmologue du CHU «Nefissa Hamoud» ex-Parnet à Alger. Pour notre interlocuteur, il est urgeant d’instaurer une vraie politique dans ce sens pour la facilitation des dons d’organes prélevés directement des cadavres et non plus recourir à leurs importations depuis plus de 10 ans des Etats unis. Pour l’heure, les ophtalmologues et praticiens lancent un sos pour la disponibilité des greffons pour pouvoirs assurer et soulager en interventions chirurgicales pour les patients qui attendent encore depuis des mois, selon toujours notre interlocuteur. Il sera procédé à la mise en place d’un nouveau plan qui répond aux chiffres que nous aspirons à réaliser dans le domaine, à en croire les propos des responsables de la tutelle. Le secteur de la santé oeuvrera-t-il à augmenter le nombre d’opérations réalisées par toutes les unités de l’Agence à l’échelle nationale, à en croire ce nouveau ministre? Le ministre de la Santé, Miraoui, rassure que ce bilan constituera « une feuille de route pour permettre l’amélioration des données en 2020 et avoir un grand nombre de donneurs et la généralisation prochaine, au niveau national, de la transplantation d’organes à partir de personnes en état de mort cérébrale pour pouvoir répondre à la forte demande dans ce domaine.

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