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Le consommateur n’est pas du tout chaud : La course vers les trousseaux scolaires «désuète»

A moins de quatorze jours de la rentrée scolaire, le sujet du trousseau scolaire d’habitude palpitant, n’est plus à la mode. Et pour cause, c’est le wait and see chez les vendeurs à cause de la réticence du consommateur dont le pouvoir d’achat s’est effondré à cause des dépenses onéreuses des vacances des enfants et du mouton de l’Aïd El Adha qui a rajouté à la dose. La course peut attendre. Cette année, c’est l’exception à la règle puisque les étalages et les surfaces réservées d’habitude aux fournitures scolaires et autres effets pédagogiques (tablier, livre etc )sont restées désertées. C’est dire que la course coutumière des parents sur les fournitures en pareille période de préparation intense de la prochaine rentrée scolaire prévue le 4 septembre, n’est pas de mise. Le citoyen déjà éprouvé par les achats journaliers et les obligations financières des congés et de l‘Aid El Adha, n’est pas du tout chaud à l’égard de la question. Le trousseau scolaire d’habitude, souci délicat des parents, est devenu tabou encore que ses prix vont grimper si l’on en juge par les propos de certains vendeurs interrogés qui imputent à un manque manifestant de fournisseurs. Les magasins et autres surfaces commerciales ne sont pas encore garnis en fournitures pédagogiques ni de foire en vue pour les équipements scolaires. C’est l’incertitude qui plane chez les parents d’élèves. Le citoyen au revenu modeste qui se sent déplumé par le pouvoir d’achat ne se pose pas de questions. Il a suffisamment l’esprit braqué sur l’actualité politique et les changements intermittents des responsables pour se focaliser sur les exigences de la rentrée scolaire, qui enregistre cette année une augmentation de nouvelles infrastructures scolaires dont au moins 30 nouveaux groupes scolaires sur un total de 44 établissements livrables, dans la wilaya d’Oran, expressément pour cette échéance pour mettre un terme définitivement aux problèmes de classe en surcharge conformément aux instructions du ministère de l’éducation nationale. On déduit tacitement que les fournitures scolaires ne sont plus le sujet brûlant des parents à cause de la conjoncture des vaches maigres et ses incidentes sur le pouvoir d’achat. Autre élément de cette incertitude réside dans les départs en congé des responsables des communes qui sont habilités à lancer les procédures des marchés des fournitures scolaires et les problèmes de justice dont souffre certaines d’entre elles, ce qui a l’air de monter un peu plus la pression sur les parents d’élèves alors qu’il ne reste plus que deux semaines de la rentrée.

À propos B.H.

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