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Point de Vue : Un panel, face à de pénibles réalités

Dès le premier jour, ayant suivi l’installation officielle de l’Instance de dialogue et de médiation, tout le monde était convaincu de la mission difficile voire impossible qui attendait Mr Karim Younes et sa commission. La conjoncture avec ses complications, le climat de méfiance, un Hirak de plus en plus jusqu’auboutiste, une justice qui en parallèle poursuit ses purges, visant les gangs de régime déchu …Donc, ces données sont là afin de dégénérer vers la situation que nous vivons actuellement. Le pays est suspendu entre le doute et le désespoir, la crainte d’un avenir incertain et une détermination populaire d’une extrême ferveur, exprimée par le truchement du Hirak, voulant coûte que coûte libérer le pays des groupuscules maffieux, ayant nuisiblement mis main basse sur le pays et ses biens, pendant les deux décennies  » noires  » du régime déchu. Toutefois, il faut commencer par le commencement : l’élection d’un président de la République qui mènera le pays vers le salut souhaité, accompagné dans sa démarche par les forces du Hirak. Le futur président ne sera pas, aussi important à nos yeux que la façon avec laquelle, il sera élu par les Algériens… Le peuple ne désire plus voir le charlatanisme politique de 1999 et des présidentielles qui se sont succédées depuis. Le résultat final est devant vous, chers messieurs, dames. La crise actuelle avec laquelle nous avons frôlé, de justesse, le péril, n’est en somme que la conséquence logique du charlatanisme politique ayant pris ses débuts à partir de 1999.Les zaouïas, ça c’est pour l’éducation spirituelle des citoyens qui s’y intéressent. La politique, quant à elle, se pratique dans les sièges et les bureaux des partis, au Parlement avec ses deux Chambres. Désormais, nous n’avons plus besoin, d’un  » super candidat  » de consensus national, un moudjahid, donc super citoyen et plus favori qu’un autre citoyen candidat. Nous n’avons plus besoin de revivre les honteux candidats-lièvres, qui toucherons ensuite des milliards juste pour avoir participé, malhonnêtement, comme comparses dans la bouffonnerie du roi. Si nous désirons sérieusement le changement souhaité, et bien, c’est par là, qu’il faudra commencer. Les élections présidentielles doivent désormais, se pratiquer, selon un processus, respectant à la lettre les dispositions énoncées dans la Constitution. Le reste, c’est du bluff. Il faut rappeler, dans ce sens, qu’il n’y a pas d’autres choix, devant nous. Un Etat de droit, respectueux des principes de sa religion et de ses valeurs ancestrales ou c’est le chaos et le retour à la case départ.

À propos A. BenAbdellah

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