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Pôle & Mic : La diabolisation de la politique !

Il y a des personnalités et des médias qui n’ont rien compris au Hirak et à la dynamique de ce vaste mouvement citoyen. Ils n’ont pas compris pourquoi le dialogue est freiné. Ils n’ont pas compris le « pourquoi » de la crise politique. Ils n’ont pas compris qu’ils reproduisent les mêmes idées et méthodes du pouvoir alors en se disant pour la rupture avec le système et le changement. Des étudiants qui sont allés à la rencontre de Karim Younes, ont été « pacifiques », courageux et assumant leurs actes en avouant que les syndicats ne les représentent pas, allusion faite à l’UGEL qui n’a pas été « trop » pour un cinquième mandat pour Bouteflika, contrairement aux autres. Les jeunes étudiants étaient exemplaires politiquement et prouvaient que le Hirak a permis l’émergence d’une nouvelle catégorie de jeunes militants. Il faut dire aussi que Karim Younes a aussi été exemplaire. Mais au lieu d’analyser et d’approfondir l’analyse sur comment choisir les acteurs du dialogue et du « que faire », des télévisions, des « activistes » et des « doubabs » sont très vite allés pour les taxer d’être des militants du RAJ. Et pourtant, le RAJ est une association respectée et agréée par l’Etat. Le RAJ a toujours été respectueux des lois de la République et avant-gardiste dans la revendication des causes justes. Dès qu’un militant ou militante ose défier le pouvoir ou l’ordre préétabli, on tente de le casser politiquement pour les descendre. On ne discute pas l’idée, mais on veut le discréditer pour son appartenance politique ou partisane. Déjà, certains intellectuels et personnalités font presque la même chose en se disant : nous sommes des «sans partis» et «neutres» alors que chaque citoyen ou militant d’un parti a le droit de s’exprimer librement et pacifiquement. Depuis l’indépendance, on a diabolisé l’exercice politique et l’exercice partisan. Malheureusement, on continue de le faire. Aujourd’hui, si nous sommes en crise, c’est parce que le pouvoir a cassé l’opposition et l’Etat n’a pas créé ou aidé à mettre sur pied un contre-pouvoir.

À propos B. Nadir

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