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Pôle & Mic : Pourquoi le dialogue cale?

Le dialogue n’est pas seulement une rencontre d’échange de points de vue ou de pré
senter ses «propositions», mais c’est une œuvre qui implique directement ou indirectement le citoyen. En temps de guerre, le dialogue englobe les parties concernées. En temps de paix, le dialogue ne peut être que plus large dépassant la classe et les acteurs politiques. Six mois après, la crise politique secoue notre pays. Le panel peine à imposer sa vision et à convaincre. La démarche du panel comme l’initiative de Rehabi n’emballent pas le citoyen, car il doute de telles démarches et ne voyant pas l’implication du pouvoir dans sa cité. Oran, par exemple, une grande ville vit et manifeste comme s’il n’y a pas de dialogue. Aucun débat n’est initié par aucune partie, comme si le dialogue n’est ou ne serait qu’un coup d’épée dans l’eau. Mais comment voulez-vous que la culture du dialogue puisse s’implanter dans notre société tant qu’il n’y a pas apaisement comme la libération des manifestants, l’ouverture des médias aux acteurs politiques et surtout ouverture de l’espace d’expression. Comment peut-on concevoir le dialogue alors que des demandes de réunion sont refusées par l’Etat ? Oui, l’espace d’expression reste fermé. Il aurait été plus judicieux de revoir la loi sur les associations et aussi les dispositions de se réunir et de manifester avant de lancer le dialogue. La semaine dernière, une rencontre a été refusée. Une autre vient d’être aussi refusée dans l’Algérois. Pire, les services de la wilaya ne communiquent pas sur le refus. Mais de quoi a-t-on peur, d’un peuple qui n’a pas cassé une vitrine et qui nettoie les rues après 25 vendredis et 25 mardis? Ce peuple devrait être respecté et écouté, car il a donné une leçon au Monde des leçons en matière de pacifisme.

À propos B. Nadir

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