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Saison estivale à Mostaganem : Des jeunes maîtres nageurs exposent leur vie pour peu de choses

Au bord de l’eau, tout au long de l’année, le maître nageur sauveteur n’est pourtant pas là pour se reposer et profiter du soleil. Avec la responsabilité de la sécurité des personnes qui s’adonnent à des activités aquatiques, le métier de maître nageur sauveteur requiert en effet d’être vigilant en permanence. Les missions du maître nageur sauveteur c’est résister au stress, faire preuve d’un grand sang-froid, être hyper réactif et prêt à intervenir à n’importe quel moment. Ce qui caractérise l’activité dans laquelle un accident peut intervenir à chaque seconde, le maître nageur sauveteur se doit d’être en alerte de façon permanente, et surtout capable d’apporter la bonne réponse en un minimum de temps. Maîtrisant parfaitement les gestes de premiers secours, il est également prêt à engager sa responsabilité en cas d’accident grave. Pour pouvoir exercer de façon efficace, le maître nageur sauveteur sera évidemment doté de qualités physiques. Il doit, sans cesse, rester en relation avec différents publics, démontrant ainsi sa sociabilité auprès des personnes qu’il sera amené à prendre en charge. A Mostaganem, des saisonniers, jeunes, engagés pour le devoir, surveillent les baigneurs sur toutes les plages autorisées pour la bagatelle de 16.000 dinars par mois. Ces jeunes sont là, vêtus en rouge, squattant l’horizon de 8h00′ du matin jusqu’à 20h00′ soit pour 12 heures continues. Attentifs et responsables croyant à leurs obligations, celles du travail bien fait qui est celui de prévenir et de sauver des vies. Sauver des vies et porter secours à des personnes en danger de mort sont une obligation légale. Ces jeunes sont conscients de l’importance de la tâche qui leur est assignée durant toute une journée. Mêmes jeunes, ils accomplissent car c’est grâce à la vigilance et le dévouement qu’il y a de moins en moins de noyades. Faut-il noter que la majorité des noyés, cet été, est morte loin des plages surveillées. Ils marquent une présence, ils sont là, supportant les aléas du soleil souvent pesant, accablant autant pour la peau que pour les yeux. A ces jeunes saisonniers, on ne fait pas attention, ils travaillent dur, subissant la pression de la masse pour peu de choses. Une boîte de thon en conserve, du pain et de l’eau comme ration journalière. Aussi, il est temps d’envisager la création d’emplois dignes pour ces jeunes algériens qui eux, a priori, ont accepté le job même avec ses désagréments.

À propos Charef Kassous

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