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Pôle & Mic : Oran, une ville délabrée ou délaissée?

Oran est redevenue sale. Les routes des grands boulevards de la ville sont dans un état lamentable, trop de saleté. Il suffit de faire un petit tour derrière le marché Michelet pour se rendre à l’évidence que c’est trop sale. Les «petites » poubelles vertes se trouvant au centre-ville sont très sales, ça décourage le citoyen d’aller les ouvrir pour jeter un sachet ou autre. Dans le centre-ville et ailleurs, on ne retrouve aucune fontaine publique en ce temps de canicule. Au plein centre-ville, on trouve des gens en train de squatter les «petits» trottoirs pour vendre des figues ou autres marchandises. A Oran, on ne retrouve aucun tableau d’affichage où l’on peut s’informer des activités culturelles ou sportives ou autres. Le centre-ville ou à Hai El Akid, deux lieux très fréquentés par les oranais et les touristes, on ne retrouve pas de parkings. A Oran, on sent que le marché de Medina Jdida n’est pas du tout organisé alors que c’est un lieu hautement visité notamment par les femmes ; difficile de se promener puisqu’on squatte trottoirs et ruelles. Et pourtant, l’an dernier, la ville était plus au moins propre. Déjà, cette année, la chaussée n’a pas été peinte, les usagers ne savent pas s’il s’agit de ligne continue ou discontinue. A Oran, nos enfants n’ont, peut-être, jamais vu un camion-citerne en train de nettoyer et laver par jets d’eau la route et les trottoirs comme cela se faisait dans un passé récent. Les Oranais ont peur de l’image de leur ville surtout que l’an 2021 est devant nous. Les bus font la loi et ne respectent rien, cela a aussi terni l’image de la ville. Oran a tourné le dos à ses anciens quartiers comme Sid el Houari et ses anciens monuments comme la mosquée du Pacha et le palais du Bey qui n’ont pas été rénovés et qui finiront par tomber en ruine s’il n’y avait pas une intervention et prise en charge de la part de l’Etat. Oran dispose d’une plage «artificielle», c’est bien et c’est beau sauf que les escaliers vous démotiveront. Et pourtant, on pouvait en quelques semaines ne dépassant pas le mois, construire des escaliers reposants et faciles à escalader. Nos architectes peuvent nous concevoir des escaliers reposants; cette plage aurait dû être équipée de monte-charges comme cela existe ailleurs. A Oran, on sent que la ville est en «pilotage automatique» où les réparables ne réagissent qu’après «coups» ou après de fortes réactions sur les réseaux sociaux.

À propos B. Nadir

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