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Versement «avancés» des pensions : Démenti des bureaux de poste et psychose chez les retraités

Le pouvoir d’achat du citoyen lambda se dégrade de plus en plus en cette période de grandes dépenses. Alors que les congés et les obligations de la saison estivale sont là pour sonner comme le glas pour les ménages moyens ou à faible revenu, voilà qu’une autre échéance se profile et est synonyme de rétrécissement du porte-monnaie telle une peau de chagrin à l’approche de l’Aïd El Fitr. Pour cette année encore, c’est la même résonance chez les citoyens aux rentrées mensuelles limitées. Un premier Aïd El Fitr de l’«après Hirak» que s’apprêtent à vivre les Algériens mais avec toutefois un certain pressentiment sur le spectre d’une flambée des prix de certains produits stratégiques qui plane encore comme ce fut le cas des fêtes sacrées précédentes. Le citoyen qui éprouve à chaque fois la «chair de poule» à la simple évocation de cette fête à cause des dépenses faramineuses habituelles du mouton de l’Aïd El Fitr dont les prix – il faut le reconnaître- sentent, d’ores et déjà, feux et flammes dans plusieurs régions de l’Oranie, n’en est pas mieux loti pour faire face à cette lourde responsabilité sacrée. Depuis, la dernière polémique sur des versements «anticipés» des pensions des retraités, les ménages faibles sentaient comme une sorte de chape de plomb qui se décompressait de leurs têtes tellement de tels virements avancés «exceptionnellement» pour les fêtes sacrées symbolisent une vraie bouffée d’oxygène. Mais, les retraités ont dû apprendre à leurs dépens en apprenant des bureaux de poste de leurs circonscriptions de résidence qu’il n’en était rien et que ce ne sont que des rumeurs du moment qu’aucune mesure officielle n’est venue du gouvernement au sujet des versements des pensions de la retraite. «Jusqu’à aujourd’hui (ndr mardi 6 août 2019), on n‘a rien reçu au sujet des versements avancés des pensions des retraités», nous a déclaré, hier, un préposé au guichet du bureau de poste El Amir en plein centre de la ville d’Oran, ajoutant toutefois que «pour les jours qui viennent, on l’ignore toujours». Des retraités qui affluent depuis quelques jours déjà sur quelques bureaux de poste sont revenus chez eux bredouilles. «C’est l’incertitude, le mouton de l’Aïd va me revenir très cher et je n’ai pas de quoi le payer», regrette un retraité sexagénaire. D’autres retraités avertis, par contre estiment qu’«il ne faut pas se leurrer» parce que, expliquent-ils, au cas où ces pensions seront versées avant l’Aïd El Fitr, cela fera une longueur d’avance de 11 jours soit l’équivalent d’une demi pension de retraite et c’est beaucoup pour le Trésor et les banques».

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