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Port de pêche de Mostaganem : Les jeunes réparateurs de casiers à poissons sommés de quitter les lieux

Le gestionnaire du port de pêche et de loisirs de la Salamandre met en demeure les mandataires afin de cesser de réparer sinon de clouter les casiers à poissons sur l’espace réservé au stockage des caisses de la halle à marée de la pêcherie de la Salamandre. Cette mise en demeure qui n’est pas unique, a fait du remous au sein des professionnels de la pêche car elle les empêche d’exercer une activité d’entretien et de maintenance d’un outil de travail. Il y a au sein de cet espace de stockage, un certain nombre de jeunes qui réparent les caisses au compte des mandataires. Ces derniers travaillent dur pour assurer un gain journalier touché selon le nombre de caisses réhabilitées. Arrêter cette activité, c’est condamner ces jeunes au chômage puis à la précarité. Cette aire de stockage des caisses est louée aux mandataires au jour et au mètre carré mais elle est sous-utilisée. La décision de sommer les professionnels à cesser une activité qui est la leur, aurait pu faire l’objet d’une réorganisation via la concertation entre les mandataires, les réparateurs et l’Entreprise de gestion du port de pêche (EGPP). Le manque de dialogue et de concertation quelquefois porte des préjudices fâcheux surtout pour ceux qui tentent de gagner une rétribution par le travail. L’absence d’une volonté d’organiser l’activité au sein du port génère de la mésentente donc des frictions. La maintenance des caisses à poisson et leur cloutage quotidien sont un travail comme un autre qu’il faut valoriser sans avoir recours à chasser ceux qui apportent une plus value à la profession. Certains mandataires aisés se servent de leurs biens à l’extérieur pour cette activité de réparation des caisses à poisson tandis que d’autres, moins aisés, doivent se servir de cet espace objet du conflit et il n’ont guère le choix. Tout porte à croire qu’au port de la Salamandre, la représentation des professionnels de la pêche, en l’occurrence la Chambre, n’est pas à jour par rapport aux situations vécues au quotidien à la Salamandre. La multiplication des problèmes d’organisation et d’insécurité fait que la profession bat de l’aile et n’arrive toujours pas à se développer. Le dialogue de sourds a toujours régné au sein de la famille des gens de mer et le dialogue n’est pas non plus de l’initiative de l’EGPP. Aujourd’hui, les attitudes du moindre effort et les comportements du néant doivent revenir à la conscience du responsable afin de chercher et de trouver des solutions. Ces choses sont aussi dans le viseur des changements préconisés par la contestation populaire.

À propos Charef Kassous

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