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Saïd Bouteflika, Tewfik, Bachir Tartag et Louisa Hanoune : Le procès dans les «prochaines semaines»

Accusés d’atteinte à l’autorité de l’armée et de conspiration contre l’autorité de l’Etat, les trois hommes les plus intouchables et les invulnérables à cette époque, leur arrestation avait défrayé la chronique. Depuis les évènements se sont propulsés sur la scène et se sont succédés telle une traînée de poudre notamment avec l’arrestation de plusieurs hommes politiques ayant pignon sur rue ainsi que d’hommes d’affaires dont les agissements étaient jusque-là tapissés dans l‘ombre. De même que la secrétaire général du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoune, n’avait pas échappé au sort des trois hommes. Des médias privés annonçaient que Zeroual aurait confié que le 3 avril (soit le jour de démission annoncée de Bouteflika), Said Bouteflika lui aurait fait part d’une rencontre à la demande de ce dernier pour diriger la période de transition après le décret d’un Etat d’exception pour faire face à la contestation citoyenne déjà en ébullition depuis un certain 22 février. Pour les observateurs avertis, cette rencontre aurait été tenue le 30 mars dans une résidence, soit deux ou trois jours avant l’annonce du départ de Bouteflika. Mais rien n’était officiel du moment que seule l’enquête en déterminera la véracité des faits. Les mêmes médias annonçaient que Nezzar, quant à lui, aurait révélé qu’on lui avait aussi proposé de participer à cette transition. De son côté, le vice ministre de la Défense, le général, Chef d’Etat-major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah, avertissait, ouvertement, dans les médias, Tewfik, de cesser «toute connivence avec un pays qui a des liens historiques avec l’Algérie». Cette escalade du Chef d’Etat-major contre les trois hommes que d’aucuns ne prédisait, s’est, au bout du compte, vérifiée sur le terrain avec l’arrestation de ces derniers et leur comparution devant le tribunal militaire. L’opinion nationale qui n’en croyait pas ses yeux, était restée alors bouche bée et braquée devant les médias durant de longues semaines. Se sont suivis le Hirak et les déclarations de Gaid Salah appelant la rue à continuer à observer la vigilance et des marches pacifiques lors des vendredis. la situation a connu un certain apaisement avec l’amorce du dialogue national inclusif sous le Chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah puis la dernière installation de l’Instance de Médiation et de Dialogue qui vient de reprendre ses rencontres avec les personnalités politiques juste après le message du Chef d’Etat-major de l’Armée qui disait qu’« il n’est plus question de perdre davantage de temps». Le procès de Saïd Bouteflika, le frère de l’ancien Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, ainsi que ceux de l’ex-chef de l’ex-Département du renseignement et de la sécurité (DRS), le général Mohamed Mediène, dénommé Tewfik, de Bachir Tartag, ex-chef du Département de surveillance et de sécurité (DSS) et de Louisa Hanoune, Secrétaire générale du Parti des travailleur (PT) débutera «dans les prochaines semaines». La chaîne 3 de la Radio Algérienne qui rapporte cette information, ce dimanche, indique que le juge d’instruction du Tribunal militaire de Blida «a clos son enquête» concernant ces prévenus, précisant que l’affaire dans laquelle ils sont impliqués a éclaté au début du mois de mai 2019, au moment de leur interpellation. Elle rappelle qu’après avoir été auditionnées par le parquet général du Tribunal militaire, celles-ci ont été incarcérées sous les chefs d’inculpation «d’atteinte à l’autorité de l’Armée et de complot contre l’autorité de l’Etat». Citant les services chargés de l’enquête les mettant en cause, la chaîne 3 précise que ces personnes s’étaient réunies dans une résidence des hauteurs d’Alger, aux fins de «déstabiliser le pays». Elle signale en outre que les dossiers des prévenus, placés sous mandat de dépôt après leur arrestation, attendent d’être transférés vers les services habilités à programmer leur procès, lequel pourrait s’ouvrir «dans les semaines à venir».

À propos B.H.

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