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Point de Vue : Et Après !

Les anciennes personnalités politiques, qui ont du crédit aux yeux du citoyen, ne veulent pas s’investir en politique ou dans les différents panels de dialogue. Hamrouche, Bouhider, Bouchachi, Taleb Ibrahimi et tant d’autres ont tous refusé de faire partie du groupe de dialogue de Rahabi et du panel mené par Karim Younes. Benbitour a clairement avoué qu’il a des ambitions présidentielles et donc il a eu l’honnêteté intellectuelle et politique de se positionner alors que le Hirak souhaitait qu’il constitue une équipe gouvernementale qui aura la charge de diriger la transition. Les personnalités politiques ne font pas confiance au pouvoir et se méfient du pouvoir. Ils ont peur de s’engager dans l’accompagnement et l’exercice politique et de se faire discréditer. Pour ces personnalités, ce n’est pas à leur âge qu’ils vont se faire discréditer. Le pouvoir a comme grillé ses cartes et il ne lui reste que celle du panel mené par Karim Younes. Ce panel a été fragilisé par le dernier discours de Gaid Salah et la démission de Lalmas. Le panel se positionnera aujourd’hui. Il se pourrait que Younes se désengage et qu’une autre personne soit nommée pour le remplacer. Le panel semble vouloir continuer sa mission, soit jusqu’à remettre les propositions et recommandations au chef de l’Etat. Mais le problème ne réside pas dans le panel ou sa composition, il s’articule autour de ses objectifs. Gaid Salah a été plus clair que Bensalah en avouant qu’il faudra aller au plus vite aux présidentielles sans préalables. Donc, la date des présidentielles pourrait être annoncé dans les prochains mois. Certes, une partie de la population voudrait des présidentielles pour éviter toute crise institutionnelle et politique, mais le Hirak, le mouvement citoyen le plus actif et le plus représentatif, ne veut pas de présidentielles en ces circonstances de tension politique et sans donner une occasion aux Algériens de dialoguer entre eux et avec le pouvoir. Le pouvoir veut que le prochain président réglé le problème de la constitution et/ou de la constituante, des partis de l’ex Alliance présidentielles et tant d’autres problèmes. Mais est-ce qu’il serait possible de tenir des présidentielles sans engagement du Hirak ? Ce sera difficile, les poids lourds risquent de ne pas se présenter à la course comme ce fut le cas pour l’échéance de juillet. Le pouvoir ne peut pas se permettre un autre « couac » comme celui de juillet.

À propos B. Nadir

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