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Pôle & Mic : De l’argent sale dans les élections?

C’est la première fois que la justice se penche sur le financement «occulte» d’une campagne électorale. Dans l’affaire de l’homme d’affaires Ahmed Mazouz, gérant du Groupe Eurl GM Trade, l’ex-premier ministre est poursuivi, entre autres, de blanchiment d’argent et participation au financement occulte de la campagne électorale du Président déchu pour un 5e mandat, comme il est mentionné dans un document de la justice lié à cette affaire. Cette question a toujours été «ignorée» tant par la justice que par les politiciens. Une enquête aurait dû être ouverte après que Saaidani, Ouyahia, l’actuel SG du FLN et tant d’autres ont parlé de «corruption» et de chkara pour que certains accèdent à l’APN ou au Sénat. Au FLN, à l’ère de Ould abbés, une affaire a éclaté mais très vite étouffée après le verdict. Aucune instance n’a osé défier le pouvoir d’argent que se sont accaparé les assemblées élues tant locales que nationales. Tout le monde savait que les têtes de listes étaient réservées aux hommes d’affaires ou leurs enfants et à quelques personnalités politiques soutenues par le pouvoir d’argent. L’argent «sale» s’est introduit dans les assemblées élues et dans le football. Le football était le leitmotiv des politiques et des clans de Bouteflika. Le clan de Bouteflika laissait faire car il avait leur soutien et vice versa. Dans les milieux politiques, une place de tête de liste dans un parti de l’Alliance avoisinait plus d’un milliard de centimes pour les locales et voir jusqu’à trois pour les parlementaires. Un élu local devrait verser au bas mot plus d’un milliard de centimes pour acheter des voix pour des élections au Sénat. C’était un secret de polichinelle. Le FLN comme le RND et d’autres formations devraient être entendus dans cette affaire de financement occulte des campagnes électorales. Leurs comptes devraient être «épluchés». Une enquête devrait déterminer aussi le degré de «complicité» des responsables des partis dans le financement occulte d’autant que la loi est claire sur ce sujet. Nous avons vu que des partis comme du FLN, RND et d’autres ne se privaient pas lors des campagnes en organisant des waadatdes, soirées, affiches…les exemples ne manquent pas comme un élu FLN à l’APN qui a inondé la ville d’Oran en placardant sa propre affiche. A l’époque, personne n’avait branché comme si c’était correct. La question qui hante les esprits, est : certains partis disposaient-ils d’une caisse noire ?

À propos B. Nadir

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