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Pôle & Mic : Que faire du FLN et du RND?

Le panel de dialogue a, au départ, buté sur les préalables du dialogue. Karim Younes est allé jusqu’à menacer de se retirer si les détenus d’opinion n’étaient pas libérés aussitôt, tout en évoquant d’autres mesures visant à détendre l’atmosphère politique déjà très tendue et l’ouverture de l’espace politico-médiatique. Le départ de l’équipe de Bédoui est toujours d’actualité et devient même une «exigence» pour bien mener le dialogue entre partenaires sociopolitiques. Le pouvoir est au pied du mur, il ne peut ni rater cette occasion, ni compromettre les chances de cette initiative. Mais en filigrane, la question de la présence du FLN et du RND et autres partis ayant soutenu le cinquième mandat sera, tôt ou tard, à l’ordre du jour. Le panel n’en a pas encore décidé, mais Lalmas s’est clairement prononcé sur cette question en avançant que c’est son opinion en indiquant qu’il s’agit d’un dialogue inclusif. Il a précisé que, peut-être, des personnalités du FLN et RND seront invités mais pas l’appareil. Indirectement, le secrétaire général du FLN a réagi à cette déclaration et aux autres commentaires sur la participation du FLN en disant: «Le FLN ne permettra plus les humiliations et les mensonges à son encontre…ce n’est pas « la responsabilité du FLN. Le parti n’a jamais été au pouvoir, il faut que ceux qui ont mené le pays à la ruine et qui étaient dans les centres de décision politique fassent leur mea-culpa et qu’ils disent la vérité au peuple». Djemai veut disculper son parti de cette crise. Or, Sellal, Ould Abbès et des ministres FLN sont en détention provisoire. «Notre parti a été kidnappé et ils ont sali sa réputation, ils ont semé la division entre les militants et ils se sont accaparés du parti comme si c’était une propriété privée », a indiqué Djemai. Mais le SG de l’ex parti unique veut croire que son parti serait «visé». Au FLN, on veut se faire « oublier » pour retrouver une certaine «légitimité» et «virginité», Mais ça sera difficile puisque les députés et élus n’ont jamais dénoncé le système de Bouteflika. Déjà, lui-même a été un fervent supporteur de Bouteflika. Le FLN n’a jamais été l’écoute du peuple depuis des décennies. Où étaient Djemai et ses députés quand Ould Abbès et Sellal traitaient d’ennemis les Algériens qui dénonçaient la corruption, le quatrième et cinquième mandat et tant d’autres revendications. Déjà, que pèse le FLN ou le RND sans l’administration. Le Hirak ne va jamais accepter la présence du FLN au dialogue. Le pouvoir risquerait-il de sacrifier le FLN et le RND ?

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