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Point de Vue : Quelle solution ?

Pour beaucoup d’analystes, la balle est, aujourd’hui, dans le camp du pouvoir puisque les diverses «oppositions» insistent sur l’apaisement et des garanties quant à l’ouverture du champ médiatique et du champ politique. Le pouvoir ne tardera pas à répondre aux diverses réponses de l’opposition. Il est obligé de montrer sa bonne volonté de dialoguer et d’écouter l’autre. Certains parlent de feuille de route et d’autres souhaitent un «consensus» ou «vision consensuelle» pour une sortie de crise. Aujourd’hui, nous sommes condamnés d’avancer et tout retard sera chèrement payé. Le Hirak ne veut pas déléguer des représentants car estimant que ses revendications sont claires et «limpides», mieux légitimes. Le Hirak veut des actes et des gestes d’apaisement avec le départ de toutes les figures du système et surtout une indépendance de la justice. Or, le pouvoir veut des élections. Mais l’élite estime que les élections ne pourraient pas mener vers la sortie de crise. Déjà, les personnalités politiques «fiables» et «consensuelles» ne se bousculent pas devant la porte des présidentielles. Ces personnalités veulent aussi un «consensus» et un dialogue inclusif où il faudrait définir les axes de travail de la transition. Le pouvoir veut comme léguer le «pouvoir» au prochain président qui devra lui dialoguer et changer la Constitution tout en restant aussi à l’écoute des cercles du pouvoir. Le pouvoir n’a pas compris que nous sommes dans une dynamique où rien ne sera comme auparavant. Le pouvoir n’a pas compris que le FLN comme le RND est en crise et honni par le citoyen. La crise risquerait de s’aggraver si le pouvoir ne rassure pas l’opposition et surtout le Hirak. La paire Bensalah-Bédoui est «rejetée» par le Hirak et l’opposition. L’APN à majorité FLN-RND ne pourra venir en aide à la paire, car l’APN risquerait aussi d’être ciblée par le Hirak à la rentrée sociale. Raison pour laquelle, la Chambre des députes préfère se faire oublier et ne pas irriter la citoyen? Mais tôt ou tard, il faudra que le pouvoir avance ses «pions» et décide de la date des présidentielles. Il ne pourra pas le faire sans avoir avec lui le soutien de l’opposition ou du moins le soutien d’une bonne partie de l’opposition «active». Le pouvoir veut des présidentielles avant la fin de l’année pour éviter de présenter la loi de finance 2020 aux deux Chambres.

À propos B. Nadir

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