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Point de Vue : Une autre fitna à l’université !

Le ministre de l’enseignement supérieur s’est encore illustré par une note envoyée aux différents doyens et recteurs des universités algériennes. Il les instruit d’introduire l’Anglais dans les entêtes des documents officiels. Une mesure qui n’a aucun sens. C’est plus du populisme qu’autre chose. Déjà, ce ministre n’a aucun droit de faire une telle instruction, car il est juste « provisoire » et en plus c’est tout le gouvernement de Bédoui qui est contesté. L’équipe gouvernementale ne tardera pas à partir puisque toute l’opposition fait du départ du gouvernement un préalable. Depuis son installation à la tête du MES, le ministre ne cesse de se faire illustrer en lançant un sondage sur la langue étrangère avec laquelle il faudra enseigner. Sans nous dire qui est ce bureau à qui on lui a confié ce sondage, il nous apprend que la grande majorité des enseignants ont opté pour l’Anglais. Très vite, des voix ont scandé qu’il faudra bannir le Français. Le ministre n’a jamais réagi par rapport à ça en laissant faire pour diviser la famille universitaire. Et pourtant, nos étudiants ne savent ni écrire ni en Français, ni en Arabe. Pire, ils ne maîtrisent aucune langue, car ils savent qu’ils auront leur diplôme. Le ministre aurait dû se poser les « bonnes » questions, comme pourquoi l’arabisation de nos universités n’a pas été positive comme le chantaient certains dans les années 80 et 90 du siècle passé. Malgré cela, si l’Anglais pourrait nous faire sortir de notre crise, marhaba. Si l’Anglais pourrait rendre nos universités performantes, il faut donc préparer cette phase, limiter la transition et fournir les bibliothèques en ouvrages. Donc, un travail pensé et réfléchi. Et donc, il faut prévoir un «gros» budget pour recycler les enseignants, prévoir des cours de perfectionnement rapides ou accélérés à nos étudiants …Chez nous, on veut «instrumentaliser» politiquement la langue étrangère enseignée dans les universités rien que pour diviser l’élite. Déjà, le ministre ou ses collaborateurs devraient nous dire pourquoi les universités jordaniennes, égyptiennes et tant d’autres arabes ou africaines dont la langue utilisée n’est autre que l’Anglais, leurs universités sont encore dans le bas du tableau et en crise. Alors, à bon entendeur, salut !

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