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Point de Vue : La liberté de la presse, l’autre question !

A chaque vendredi du Hirak, des manifestants scandent la liberté de la presse, tout en ciblant des chaînes de télévision qui couvrent, à leur façon, les manifestations à travers le territoire national. Le débat sur la liberté de la presse revient sur le tapis depuis que l’idée du dialogue a surgi. Des chaînes de télévision qui ont été avec le système de Bouteflika, ne peuvent, en aucun cas, devenir des télévisons indépendantes. Elles sont restées «archaïques» et au service du pouvoir. Des télévisions croient qu’elles peuvent discréditer le Hirak ou le mouvement citoyen, mais elles font du «mal» à la Nation en divisant le peuple. Souvent, elles lancent des «Fitna». Elles se sont déconsidérées, le citoyen n’est pas dupe. Déjà, dans les débats télévisés, ce sont presque les mêmes personnages qui reviennent et qui ne font pas l’unanimité ni chez l’élite, ni chez la classe politique. Les Démocrates sont les plus lésés dans ce «jeu» de pouvoir. Ils sont rarement invités par ces télévisions. Et quand, ils sont conviés, l’animateur et ses invités les cassent et ne le laissent pas s’exprimer. Mieux encore, ces télévisions nous présentent un tel comme étant militant, universitaire et penseur alors qu’en réalité il ne l’est pas et ses productions n’ont jamais été prises en considération car étant non sérieuses. Ces gens-là viennent sur les plateaux pour régler leur contentieux avec des collègues et des politiques. Pire, ils véhiculent de fausses informations sans jamais citer de source. Prenons l’exemple de la question des «déserteurs de l’armée française», ils amplifient la question sans donner le nombre de déserteurs et en leur faisant endosser tous les malheurs du pays, tout en généralisant qu’ils seraient tous des «traites» et à la «solde de la France». Ils vont jusqu’à inverser les rôles dans des situations politiques comme lors ou avant l’arrêt du processus électoral, en mettant en avant la violence de l’armée sans jamais condamner la violence des intégristes islamistes et du GIA. La presse écrite est en crise et certains titres risquent la disparition. Un Etat de droit ne peut être construit sans l’indépendance de la presse.

À propos B. Nadir

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